Les abeilles d’Apiterra embauchées comme animatrices sur la zone du Luc Trois ruches ont été installées mardi matin sur le parking du centre commercial. Un geste en faveur de l’environnement et de la préservation de l’abeille. Les clients, mais aussi des classes si elles le souhaitent, seront invités à assister à la récolte du miel.

DECHY. Elles n’étaient pas très contentes, les abeilles d’Apiterra, en débarquant sur la zone du Luc après un long trajet en voiture. Mais elles se sont vite calmées et sont rentrées bien sagement dans leur ruche. Ce sont des abeilles frère Adam, une souche irlandaise bonne pâte, spécialement choisie pour son caractère pacifique. C’est que désormais, elle vont devoir cohabiter avec les clients du centre commercial du Luc et trouver leur pitance dans un rayon de trois kilomètres autour de leurs pénates. Ronan de Kervénoaël, le patron d’Apiterra, n’est pas inquiet. Ses butineuses vont vite se familiariser avec leur nouvel environnement et trouver de quoi faire leur miel pour se nourrir tout au long de l’année et même, en offrir une vingtaine de kilos par ruche au public. Julie Pinault, l’apicultrice d’Apiterra, les a installées mardi matin au milieu d’un petit espace vert, sur le parking du centre commercial. Les trois ruches ont été posées dans un ancien bassin de collecte des eaux de pluie clos par un grillage et une haie afin de les isoler un peu du grand public. Les abeilles frère Adam sont sympas, mais il ne faut quand même pas aller leur faire des chatouilles sous les mandibules. C’est la foncière Frey, la société qui gère le zone du Luc, qui finance l’installation de ces ruches, leur entretien et l’organisation d’animations par Apiterra. Pour Akin Yaman, responsable technique et maintenance
du groupe Frey, c’est un geste en faveur de la préservation de l’environnement et de l’écologie. Ce n’est d’ailleurs pas un coup d’essai puisque le siège de l’entreprise a déjà ses ruches de même que deux autres parcs commerciaux, à Villebon-sur-Yvette et Cesson. L’arrivée de ces abeilles sera donc l’occasion d’organiser des animations pour le public, au moment de la récolte du miel. «Nous nous limitons à une récolte en juin, explique Ronan Kervenoaël. C’est un choix que nous faisons pour les laisser tranquilles le reste de l’année. Il faut qu’elles
puissent reconstituer leur stock afin d’être autosuffisantes en nourriture pendant tout l’hiver.» Les abeilles de la zone du Luc seront donc traitées comme des petites reines, Le miel de ces médiatrices culturelles d’un genre nouveau ne sera d’ailleurs pas vendu, mais offert aux participants à l’animation. Leur rôle sera de faire parler de l’abeille et de la nécessaire préservation de l’environnement dans un endroit où elle n’a normalement pas droit de cité. « Beaucoup de monde passe par les centres commerciaux, constate Ronan Kervennoaël. C’est une bonne occasion de faire de la sensibilisation auprès des enfants comme des adultes.»