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Posts Tagged ‘nosémose’

La Nosémose est un facteur de mortalité important des abeilles en Espagne

Jeudi, 17 février 2011 08:09 Written by Apiterra 0 Comments

Mariano Higes, chercheur au Centre régional apicole de Marchamalo (Espagne), estime aujourd’hui qu’il n’y a plus aucun doute possible : c’est bien ce petit parasite d’origine asiatique qui est à l’origine des décès massifs d’abeilles, en tout cas en ce qui concerne les phénomènes observés ces dernières années en Espagne. Aujourd’hui, il n’est plus question de s’interroger sur le phénomène de mortalité, mais de le combattre efficacement. C’est ce qu’a entrepris l’équipe du chercheur, en s’associant avec des apiculteurs professionnels de la région de l’Alcarria. « Nos résultats sont flagrants », explique Mariano Higes à Agriculture & Environnement : « les premiers résultats des ruchers qui ont été soumis à nos traitements indiquent que la production de miel a été doublée, et que celle du pollen a également augmenté. Par conséquent, nos mesures pour combattre Nosema ceranae commencent à porter leurs premiers fruits. »

Selon Mariano Higes, ce parasite pourrait toucher plus de 50 % des deux millions et demi de ruches officiellement recensées en Espagne. Nous avons appris depuis que l’infestation est sans doute encore beaoucoup plus élevée (voir article du blog du 15 février 2011).

 En conséquense, « c’est un problème très grave, qui nécessite un contrôle au niveau national », explique-t-il. Il rappelle que ces dernières années, 30 à 35 % des ruches ont disparu. La principale mesure appliquée dans le cadre des traitements a été l’usage d’un antibiotique, le fumagillin, exclusivement utilisé contre les infections nosémales de l’abeille. Un rucher parasité, non correctement traité, peut provoquer un dépeuplement dans un délai de six mois à un an et demi, explique Mariano Higes. Cependant, selon lui, le fait de traiter une ruche ne met pas fin au risque. En outre, les ruches qui ne sont pas régulièrement contrôlées peuvent devenir des foyers à haut risque d’infection. Par conséquent, en plus du traitement par fumagillin, il faut procéder à des contrôles globaux, ce qui implique un suivi méticuleux des ruchers avec localisation précise des points à problèmes. « Toutes les ruches ne sont pas touchées d’une façon égale et il faut analyser l’ensemble des causes possibles : pesticides, acaricides, manque de nourriture, conditions climatiques, autres maladies, etc. », explique le chercheur espagnol. Certains herbicides et acaricides utilisés en agriculture ou par les apiculteurs eux-mêmes peuvent altérer le comportement de la ruche et sa résistance aux maladies, avertit Mariano Higes, « mais nous les avons trouvés dans seulement 8 % des ruches analysées ». Officieusement, le centre d’apiculture de Marchamalo s’est transformé en laboratoire de référence mondiale pour ce qui est du problème des nosémoses. Aujourd’hui, des échantillons arrivent du monde entier. « Les Etats-Unis ont beaucoup tardé avant de nous transmettre des échantillons d’abeilles mortes. Nous devions en recevoir en avril, mais ils ne sont finalement arrivés que quelques mois plus tard », explique Mariano Higes. C’est à cette période que le Département d’Agriculture des Etats-Unis a annoncé le renforcement de son plan d’action visant à réaliser des recherches sur les causes des effondrements de colonies observés outre-Atlantique  – un phénomène baptisé CCD, pour Colony Collapse Disorder. Bien que ce ne soit pas encore la raison officielle, certains experts américains ont déjà émis l’hypothèse selon laquelle Nosema ceranae serait la principale cause de ces effondrements. D’autant plus que les échantillons américains se sont révélés porteurs du fameux protozoaire. (voir rapport de J. Pettis ). Source:

http://test2.agriculture-environnement.fr/spip.php?article241

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85% des ruchers espagnols sont affectés par la Nosémose

Mardi, 15 février 2011 08:36 Written by Apiterra 0 Comments

Selon une étude relayée par notre consultant en Espagne Antonio Pajuelo, 85% des ruchers espagnols seraient atteints par la Nosémose. 21.8% des ruches espagnols de ces ruchers en avaient en été et en automne contre seulement 11,9% au Printemps. Aucune corrélation avec la mortalité des abeilles n’a cependant pu être établie.

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Presencia de Nosema spp en colmenares españoles. Se muestrearon 34 colmenares en verano y otoño 2006 y primavera 2007, recogiéndose 759 muestras y 22.770 abejas que se analizaron individualmente. Nosema está en el 85,3% de los colmenares, en el 21,8% de las muestras de verano, el 20,7 de las de otoño, y el 11,9% de las de primavera, sin que haya una contribución clara a la pérdida de colmenas

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Bayer en sous main dans l’affaire virus-nosémose?

Lundi, 10 janvier 2011 08:16 Written by Apiterra 0 Comments

Le docteur Jerry Bromenshenk, principal acteur dans la découverte de cette possible interaction désastreuse entre un virus et la nosémose ravive la polémique du financement par l’industrie phyto-sanitaire d’études scientifiques.

En effet, la communauté scientifique s’interroge. Le Docteur Bromenshenk avait témoigné en 2003 contre Bayer Crop Science dans un procés opposant la firme à des apiculteurs. Suite à son retrait du procés, le scientifique s’est vu confié une bourse par Bayer pour financer des études sur la pollinisation.

Pour d’autres scientifiques encore, l’étude omet de préciser pourquoi les colonies entières meurent! Peut être à cause d’un système immunitaire affaibli par des pesticides? Auquel cas, la combinaison champignon-virus ne serait peut être que la cause de la mortalité et non son origine?

Article inspiré de Flore Geffroy, Ouest France, 6 décembre 2010

http://barbaramai.over-blog.com/article-autopsies-d-abeilles-62853589.html

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Nosemose très certainement en cause en Espagne: présent dans 97,5% des ruches dépeuplées

Dimanche, 05 décembre 2010 08:54 Written by Apiterra 0 Comments

L’Environmental Microbiology reports vient de publier une étude « épidémiologique préliminaire » réalisée par le chercheur espagnol Mariano Higes et son équipe, spécialiste de l’abeille au sein du Laboratoire des pathologies de l’abeille (Castilla-La Mancha). Cette étude concerne les différents facteurs liés aux pertes de colonies d’abeilles en Espagne.

A partir de prélèvements répartis sur 11 provinces, l’équipe espagnole a recherché les principaux pathogènes connus de l’abeille (Varroa, Nosema, virus). En Espagne, le rôle prédominant du protozoaire Nosema ceranae est incontestable, estime Mariano Higes : « Nous avons trouvé ce protozoaire dans 97,5% des colonies atteintes de dépopulation, contre seulement 9,5% dans les colonies saines ». Un pourcentage supérieur à celui du Varroa, présent dans 22,9% des échantillons. « Plusieurs études ont clairement établi un lien entre la dissémination rapide de Nosema ceranae et le développement des pertes de colonies en Espagne », poursuit le chercheur, qui rappelle cependant que l’objectif de cette étude n’est pas tant de confirmer l’association des syndromes de dépopulation des abeilles et de ce protozoaire, que de comprendre le rôle potentiel d’autres facteurs ; et surtout d’évaluer l’influence de la combinaison de ces autres facteurs à risques et de Nosema ceranae.

C’est pourquoi, cette fois-ci, Mariano Higes et son équipe sont également parti à la recherche des pesticides les plus utilisés (herbicides, acaricides, insecticides, néonicotinoïdes). « Nous avons effectué une analyse multi-résidus sur 40 pesticides. Résultat : 49% du pollen analysé contenait des résidus de quatre insecticides et de cinq acaricides, notamment du fluvalinate et du chlorfenvinphos, utilisé pour contrôler le varroa », indique-t-il. « Aucune relation statistique entre la présence de ces pesticides et les symptômes de dépopulation n’a cependant pu être établie », tempère Mariano Higes, qui se refuse à établir un lien de causalité entre le syndrome d’effondrement des colonies et les pesticides. « Dans notre pays, la combinaison de pathogènes (surtout Nosema spp and Varroa destructor) et de virus qui leur sont associés suffit à expliquer la force des mortalités observée dans les colonies infectées dans toute le pays. Ce qui ne veut pas dire que les pesticides ne peuvent pas être responsables de pertes d’abeilles dans des cas spécifiques ou dans d’autres pays », poursuit le chercheur.

Autre enseignement de son étude : le manque de cohérence entre le pollen dominant retrouvé dans les ruches et les indications fournies par les apiculteurs concernant les cultures de butinage des abeilles. « Certains apiculteurs espagnols affirment que les dépopulations de colonies seraient liées à la présence des cultures de tournesol ou de maïs. Or, dans la majorité de nos échantillons, aucun pollen de tournesol ou de maïs n’a été retrouvé. Et dans ceux qui en contenaient, la présence de résidus de pesticides était la plus faible », note Mariano Higes. Seul bémol de son étude : le nombre très faible de prélèvements, qui ne dépasse pas la centaine. «C’est pourquoi nous avons clairement indiqué qu’il s’agit d’une étude préliminaire », indique l’expert, qui prépare déjà la rédaction d’une nouvelle étude, avec, cette fois-ci, plus de 2000 échantillons.

http://blogabeilles.affaire-gaucho-regent.com/2010/07/13/une-nouvelle-etude-epidemiologique-confirme-le-role-des-pathologies-dans-les-pertes-de-colonies-dabeilles-en-espagne

L’INRA et Apiterra collaborent à la sauvegardes des abeilles en Europe à travers la luttre contre le Varroa et la nosémose: www.apiterra.eu

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L’étude complète sur la Nosémose

Lundi, 15 novembre 2010 08:39 Written by Apiterra 0 Comments

Un petit champignon serait-il à l’origine des effondrements de colonies d’abeilles ? La question divise le monde de l’apiculture depuis que le chercheur espagnol Mariano Higes a mis en évidence la présence de Nosema ceranae, la variante asiatique de Nosema Api, dans des ruches espagnoles. Depuis, de très nombreux travaux ont confirmé que ce redoutable champignon s’est répandu partout dans le monde, y compris outre-Atlantique. Mais cela ne suffit pas à convaincre qu’il pourrait à lui seul être responsable du malheur des abeilles. « Nous avions nourri des abeilles avec ce protozoaire sans observer de mortalités particulières », note en effet Jean-Paul Faucon, du Laboratoire de Sophia-Antipolis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ex-Afssa)

Une partie du voile vient peut-être d’être levée aux Etats-Unis, grâce à une étroite collaboration entre des chercheurs de l’Université du Montana et… l’armée américaine ! « Le problème est loin d’être résolu », tempère toutefois le Dr Jerry Bromenshenk, l’un des auteurs de l’étude. Cependant, le chercheur de l’Université du Montana possède aujourd’hui suffisamment d’éléments pour avancer son hypothèse : celle d’une interaction entre Nosema ceranae et trois virus possibles (le Varroa-destructor-1, le Kakugo virus et l’Iridoviridae ou IIV). Ces virus ont été détectés sur l’ensemble des ruchers atteints de CCD. « Nous avons fait appel à un nouveau système développé par l’armée et qui est capable d’identifier des virus par l’analyse protéinique (Mass spectrometry-based proteomics ou MSP) », explique Colin Henderson, co-auteur de l’étude.

« L’association létale entre un protozoaire et des virus n’est pas un phénomène inconnu. Mais jusqu’à présent, elle n’a pas été confirmée pour le Nosema Ceranae et les virus qu’on connaissait », rappelle Jean Paul Faucon. Il fallait donc tester les effets d’une telle coïnfection avec NC et ces nouveaux virus. C’est chose faite aujourd’hui ! Selon l’étude américaine, une coïnfection NC et IIV aboutit en effet à une augmentation significative des mortalités après une période de 14 jours, par rapport à une infection soit de NC, soit d’IIV.

« Nous ne comprenons pas totalement comment opère cette interaction. Est-ce qu’une des infections affaiblit l’abeille alors que l’autre lui apporte son coup fatal, ou bien ont-elles chacune un pouvoir destructeur partiel ? », s’interroge toujours le Dr Bromenshenk. Beaucoup d’autres questions restent encore en suspens, notamment celle qui consiste à savoir pourquoi les abeilles ne retrouvent pas les ruches. « Peut-être cette combinaison virale et fongique perturbe-t-elle également la mémoire ou l’aptitude à naviguer, et qu’ensuite, tout simplement, les abeilles se perdent », suggère le Dr Bromenshenk.

Bien que la presse apicole soit restée très silencieuse au sujet de ces premiers résultats, l’étude du Dr Bromenshenk n’est pas passée inaperçue dans les milieux « autorisés »…

Télécharger l’étude complète Iridovirus and Microsporidian Linked to Honey Bee Colony Decline

http://www.agriculture-environnement.fr/spip.php?article676

Apiterra et l’INRA collaborre pour la sauvegarde des abeilles en Europe notamment sur les résistances face à Nosémose et Varroa: http://www.eurobeestock.com/rd-survie-de-labeille,fr,8,57.cfm

Essaims sur cadres et paquets d’abeilles disponibles: www.eurobeestock.com

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