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La pollinisation chiffrée à 250 milliards $

Dimanche, 10 juillet 2011 10:15 Written by Apiterra 0 Comments
Publié le 09 juillet 2011 à 15h09 | Mis à jour le 09 juillet 2011 à 19h13
http://www.cyberpresse.ca/sciences/201107/09/01-4416545-la-pollinisation-chiffree-a-250-milliards-.php

 

L’abeille européenne a longtemps été considérée comme effectuant le gros du travail de pollinisation, mais il existe en fait plus de 20 000 espèces d’abeilles différentes qui répandent le pollen, en plus d’une série d’autres créatures ailées.
Sur la photo, une abeille butine. Photo: archives Reuters

Carmen Marie Fabio
La Presse Canadienne

Les estimations actuelles chiffrent la valeur de la production agricole mondiale des pollinisateurs à environ 250 milliards $. La biologiste Melanie McCavour de l’Université de Concordia cherche à faire davantage reconnaître la valeur économique du travail effectué par les abeilles et autres créatures pollinisatrices.

Mme McCavour a soulevé ce problème auprès de la Commission nord-américaine pour la coopération environnementale en présence des trois ministres fédéraux de l’environnement du continent, le mois dernier à Montréal.

Cette question est l’un des dossiers présentement examinés par la Commission dans le cadre de son mandat de surveillance de l’impact environnemental de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

Mme McCavour a indiqué vouloir ne pas seulement protéger la diversité de pollinisation dans le cadre de l’ALENA, mais désire également qu’une étude soit réalisée pour déterminer la valeur monétaire exacte de ces pollinisateurs au sein de l’économie.

Les estimations actuelles chiffrent la valeur de la production agricole mondiale des pollinisateurs à environ 250 milliards $.

Assigner une valeur monétaire tangible au service de pollinisation est la première étape pour établir un protocole pour protéger les créatures qui y travaillent. La logique veut que si les individus réalisent la valeur du travail des abeilles, des chauves-souris, des oiseaux, des coccinelles et des papillons, les décideurs politiques seront davantage portés à développer de meilleures politiques environnementales et agricoles.

Toute alternative aux pollinisateurs naturels, comme le fait d’avoir un nombre incalculable d’humains oeuvrant manuellement pour répandre le pollen avec des cotons-tiges, serait économiquement impossible, sans mentionner les difficultés physiques insurmontables.

Avec une baisse des populations d’abeilles, Mme McCavour a d’ailleurs appelé à des changements majeurs aux pratiques agricoles et de pollinisation.

L’abeille européenne a longtemps été considérée comme effectuant le gros du travail de pollinisation, mais il existe en fait plus de 20 000 espèces d’abeilles différentes qui répandent le pollen, en plus d’une série d’autres créatures ailées.

On retrouve, parmi les plus efficaces, les abeilles africaines, qui offrent un rendement de 50 pour cent supérieur aux abeilles traditionnelles. Il existe cependant des inquiétudes quant à l’introduction d’espèces non autochtones.

Mme McCavour veut remettre ces peurs en question.

«Un grand nombre d’espèces envahissantes sont pollinisatrices», a-t-elle plus tard expliqué lors d’une entrevue.

Si les insectes sont considérés comme des contributeurs au service de pollinisation, elle a ajouté que la perte d’une ou plusieurs espèces n’était pas nécessairement une mauvaise chose si la nouvelle espèce effectuait le même travail, et de façon plus efficace.

Les leçons apprises lors de l’usage d’une variété de pollinisateurs peuvent également être utilisées lorsque les graines sont semées, incluant la leçon voulant que la diversité soit une bonne chose.

Des plantations agricoles expérimentales ont révélé que cultiver un ensemble de produits côte à côte offrait de meilleurs rendements en raison de la variation des pollinisateurs que les plantes vont attirer.

Cette pratique s’inscrit en contradiction directe de la pratique courante visant à cultiver une seule plante sur une très grande surface, ce qui pourrait contribuer à la diminution alarmante des populations d’abeilles en Amérique du Nord.

Mme McCavour suggère une solution simple : réserver des bandes de terre au sein des plantations pour diversifier les cultures attirerait des pollinisateurs sauvages dans la zone et réduirait la charge de travail des abeilles, a-t-elle dit.

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Bee to B parraine des abeilles en Belgique

Mardi, 31 mai 2011 19:44 Written by Apiterra 0 Comments

Bee to B: Quand les entreprises volent au secours des abeilles

Publié dans Idées le mardi 17 mai 2011 15:50

Depuis avril 2011, la PME liégeoise made in abeilles permet aux entreprises belges de poser un geste à la fois important et original pour l’environnement : parrainer une ou plusieurs colonies d’abeilles. Le projet Bee to B a ainsi pour ambition de contribuer à enrayer le déclin de ces acteurs indispensables de la biodiversité de notre planète.

Déja une dizaine de parrains

Face à la disparition dramatique des abeilles, un passionné d’abeilles, Stéphan Galetic, a décidé d’agir en associant le monde de l’entreprise. « Partout dans le monde, les abeilles meurent, victimes de la suppression des zones naturelles de butinage et du recours systématique à des pesticides de plus en plus toxiques », explique celui-ci. « Or, les abeilles constituent un acteur indispensable de la biodiversité de notre planète. Toute la chaîne alimentaire en dépend. Certaines régions du monde en sont déjà réduites à polliniser leurs champs à la main, fleur après fleur. Il est donc urgent d’agir ! »

C’est pourquoi Stéphan Galetic a créé l’entreprise made in abeilles et lancé le projet Bee to B, qui permet aux entreprises belges de parrainer une ou plusieurs ruches. Philosophe et historien de formation, le créateur de made in abeilles est actuellement assistant au département de Philosophie à l’ULg. Et en tant qu’apiculteur passionné, il a choisi de s’engager concrètement pour enrayer la disparition des abeilles.

Concrètement, chaque parrainage permet l’installation d’une colonie d’abeilles chez un apiculteur partenaire qui pourra apporter à celle-ci tous les soins nécessaires, dans les meilleures conditions. En retour, les entreprises bénéficient d’une visibilité sur le site de made in abeilles et reçoivent notamment la récolte de miel de « leur » ruche, conditionnée dans des pots personnalisés. « Avec made in abeilles, les entreprises posent un geste important pour l’environnement et le font savoir », souligne Stéphan Galetic

A ce jour, une dizaine d’entreprises ont déjà adhéré au projet, et Stéphan Galetic espère convaincre dès cette année une cinquantaine de parrains. « Sensible à la préservation de la nature et à la manière dont l’Homme s’inscrit dans son environnement, j’ai tout de suite été séduit par le projet de made in abeilles », témoigne Fred Colantonio, consultant et formateur en marketing et Internet. « Proximité, écologie, business : les trois ingrédients sont réunis et c’est un plaisir de pouvoir soutenir cette initiative ! »

Plus d’infos ? Stéphan Galetic au 0479/660.864, ou via le site : http://www.madeinabeilles.be/

Abeilles en entreprises

Essaims sur cadres et paquets d’abeilles à vendre sur eurobeestock.com

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Cargill au secours de l’abeille noire de Sologne

Dimanche, 29 mai 2011 08:31 Written by Apiterra 0 Comments

L’abeille noire de Sologne est en voie de disparition. L’entreprise Cargill sensibilise ses 240 employés en installant des ruches sur son site.

L’abeille noire de Sologne est en danger. Pour familiariser ses salariés à la cause, l’entreprise Cargill, spécialisée dans la transformation de poulet, a décidé d’implanter quatre ruches sur son site de Saint-Cyr-en-Val. Il y a quelques jours, un apiculteur expliquait aux employés les rudiments de son métier. Et à la fin de la saison, au mois de septembre, une récolte sera effectuée en présence des familles du personnel. [...]

Les abeilles sont responsables de 80 % de la pollinisation dans la nature. Sans elles, impossible d’assurer la reproduction des plantes. Selon Jérôme Mansire, président du Conservatoire de l’abeille noire en val de Loire-forêt de Sologne, l’appauvrissement du paysage agricole y est pour beaucoup. « Le nombre de sapins, qui ne sont pas mellifères, ne cesse d’augmenter alors que nous avons de moins en moins de bruyères. »

L’usage des pesticides est aussi vivement mis en cause. « Ce qui est très mauvais, ce sont les mélanges dans le sol, explique Jérôme Mansire. Un agriculteur peut changer de culture d’une année à l’autre et utiliser des engrais différents qui se mélangent sans qu’il le fasse intentionnellement. » [...]

Retrouvez l’intégralité de cet article dans l’édition du 27 mai du Berry républicain,

Achats et ventes d’essaims sur cadres et paquets d’abeilles sur eurobeestock.com

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Des abeilles survivent dans les oasis du Sahara depuis 5000 ans

Samedi, 28 mai 2011 19:30 Written by Apiterra 0 Comments

Un article passionnant sur la survie des abeilles dans les oasis du désert du Sahara extrait de la BBC: en savoir plus

Deep in the Sahara desert are honeybees that have remained isolated from all other bees for at least 5,000 years.

The bees arrived at Kufra in Libya when the Sahara was still a green savannah, and have survived ever since around an oasis in the desert, over 1,000km from their nearest neighbouring bees.

The Kufra honeybees are so isolated they remain free of a parasitic mite that threatens bees around the world.

Details of the discovery are published in the journal Conservation Genetics.

Around 10,000 years ago, the Sahara was a green savannah, a habitat well suited to honeybees (Apis mellifera).

Today, the Sahara is inhospitable to honeybees, which can’t survive in the large sand deserts that lack any vegetation.

However, honeybees do survive in many oases that litter the desert.

Most are maintained by local beekeepers that keep the insects for honey production and to pollinate oasis plants.

But some wild populations of bees survive.

One such group lives at the desert oasis at Kufra in southeast Libya, while another lives at an oasis at Brak to the west of the country.

Dr Taher Shaibi of the Al-Fatah University in Tripoli, Libya and Professor Robin Moritz of Martin Luther University at Halle-Wittenberg, Germany analysed DNA from 16 colonies of bees at Kufra, Brak and from three sites along Libya’s northern coast.

They examined 15 genetic markers which indicate the mating frequency, colony density and gene diversity of the bees in each colony and the extent to which their populations have changed over time.

As expected, the results showed that the coastal bees have high levels of genetic diversity, due to the intensive apiculture industry there, which allows large numbers of bees to intermingle.

The colony at Brak was also relatively diverse.

That is because Brak has a honey season, which encourages coastal bee keepers to visit, bringing their own bees to the oasis.

Though honeybees living at Kufra have colonies of a similar density to bees elsewhere, certain genetic traits appeared in the Kufra bees at much high frequencies, with some being unique.

That shows that the Kufra bees have remained isolated from all others for at least 5,000 years and perhaps up to 10,000 years, since the moment they were cut off by the creation of the Sahara desert.

Bees living at Kufra are also free from the Varroa destructor parasitic mite, which is decimating colonies around the world and has been implicated in a global decline of honeybee populations.

« The oasis can only be free of the Varroa mite if perfect isolation is ensured, even in times of modern transport, » the researchers write.

Perhaps surprisingly, the researchers’ analysis also showed that the Kufra bees are not suffering any ill effects, caused by inbreeding, from their isolation.

That indicates that the oasis supports a healthy population size.

The Kufra bees could also be a source of new genetic traits that could be useful to beekeepers elsewhere, the researchers suggest.

But to maintain these valuable traits, it is crucial that the Kufra bees are preserved, with foreign bees being kept away from the oasis.

Essaims et paquets d’abeilles à vendre sur eurobeestock.com

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David Graves a 14 ruches en plein New-York

Vendredi, 27 mai 2011 08:06 Written by Apiterra 0 Comments

Extrait de VSD: en savoir plus

David Graves, 59 ans, il à 14 ruches dans New York. Pour lui, la loi ne doit pas changer car elle permet de réglementer l’apiculture. Les risques d’essaimage sont important et seul les apiculteurs professionnels devraient être autorisé à New York. David est apiculteur professionnel même si son cheptel ne dépasse pas les 50 ruches. Avec sa femme, ils font de la confiture et de gelée de fruits.

Eurobeestock: ruches en ville pour particuliers

Apiterra: ruches en entreprises

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