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Apiterra dans le Courrier de l’Ouest

Samedi, 07 mai 2011 08:29 Written by Apiterra 0 Comments

Article de Vincent BOUCAULT vincent.boucaulteourrier-ouest.com

Champigné, vendredi 22 avril.

Sans abeille, pas de miel et surtout pas de pollinisation. Les populations d’hyménoptères diminuent un peu partout dans le monde. En Californie, leur déclin inquiète les producteurs d’amandes. En Chine, on en est à polliniser à la main. La France n’échappe pas à cette surmortalité qui atteint 40 % du cheptel et dont les causes font débat : pesticides, monoculture, absence de fleurs, attaque de parasites, suivi inadapté (lire par ailleurs).

Ronan de Kervénoael (à gauche) a installé des ruches chez Nova-Flore, dirigée par Jérôme Gouy (à droite). Photo CO – Laurent COMBET.

C’est dans ce contexte d’inquiétude écologique et économique qu’Apiterra est née dans la tête de deux hommes rompus au monde de l’entreprise : Arnaud Lacourt et Ronan de Kervénoaël. « On voulait un peu sortir du capitalisme pur et dur et faire quelque chose d’utile », dit le second, propriétaire d’une demeure au Louroux-Béconnais, qu’il a investie complètement après avoir tombé le costume de cadre parisien.

« Un marché à organiser et à développer »

Bien que novices en la matière, les deux associés se lancent sans compter clans la bataille « On a vu des apiculteurs, en France, en Espagne, au Portugal, on a rencontré des chercheurs, on a tout lu sur le sujet ». De cette immersion qui dure 18 mois, ils ressortent avec la conviction qu’il existe un marché à organiser et à développer.

Des ruchers en plein Paris

Depuis un an, Apiterra produit des essaims – notamment à Chemillé et près d’Aix-en-Provence – qu’elle revend, en partie via un site inter-net. Les apiculteurs professionnels comme amateurs sont demandeurs. Mais la jeune société développe aussi un créneau plus tendance en plaçant des ruchers au sein même des entreprises ou de bâtiments publics. C’est notamment le cas de Nova-Flore, une entreprise innovante à Champigné, ou du jardin de la Préfecture à Angers. Les employés reçoivent une formation pour suivre le rucher.

À Paris même, une société comme Rustica en a fait installer une au collège des Bernardins.

À ce jour, la société emploie cinq personnes, et espère créer 40 emplois au total dans les cinq ans à venir. C’est sur cette base qu’elle a obtenu un faisceau de soutiens publics. La livraison d’essaims clefs en main suffira-t-elle à juguler une hécatombe que rien ne semble devoir endiguer ? – Nous travaillons avec

des chercheurs de l’Inra d’Avignon, répond Ronan de Kervénoaël. Ils ont une souche d’abeilles résistantes à un parasite répandu, le varroa.

La résistance des abeilles en débat

Interrogé sur l’activité d’Apiterra, Alain David, apiculteur angevin émigré en Bretagne vers un milieu exempt de pesticides, a la dent dure.

« Sur leur site, on ne trouve aucune allusion au mot pesticide, note le coprésident de la Fédération française des apiculteurs français, l’une des deux principales organisations professionnelles. Or, une abeille est d’autant plus sensible à un parasite et développe d’autant plus des maladies qu’elle est confrontée aux pesticides. Ici, on prend le problème à l’envers. Et on se fait de l’argent en surfant sur le désarroi des apiculteurs.

Yves Le Conte, le directeur de rechetches de l’lnra d’Avignon qui a passé un contrat avec Apiterra, a à peu près la même analyse scientifique, mais en tire des conclusions différentes. « Nous avons repéré dans la nature et isolé des souches d’abeilles présentant une vraie résistance aux parasites, dit-il. Elles sont plus lentes à rentrer en production, mais elles peuvent offrir un espoir de repeuplement. Il faut pouvoir poursuivre des recherches sur les interactions avec les pesticides. Jusque-là, les apiculteurs ne nous ont pas soutenus. »

V. B.

Télécharger l’article complet: http://www.eurobeestock.com/site/medias/courrierdelouestarticle.pdf

Achats et ventes d’essaims sur cadres et paquets d’abeilles disponibles: www.eurobeestock.com

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L’ONU s’inquiète de la mortalité des abeilles

Samedi, 12 mars 2011 08:27 Written by Apiterra 0 Comments

L’ONU alarmée par la très forte mortalité des abeilles De Peter CAPELLA (AFP) – Il y a 16 heures GENEVE — L’ONU a exprimé jeudi sa grande préoccupation face à la très forte mortalité des abeilles qui dans de nombreuses régions du monde succombent aux effets de la pollution et des pesticides notamment. Ce phénomène est principalement observé dans les pays industrialisés de l’hémisphère nord, explique le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) dans un rapport publié jeudi. Parmi la douzaine de facteurs explicatifs recensés dans le document figurent l’emploi des pesticides, la pollution de l’air, la réduction du nombre de plantes à fleurs et d’apiculteurs en Europe, ainsi que l’existence d’un parasite mortel qui tue uniquement les abeilles de l’hémisphère nord. La mortalité des abeilles est en progression — jusqu’à 85% dans certaines régions — et pourrait avoir de graves conséquences sur la production alimentaire puisque la plupart des plantes, cultivées ou non, sont pollinisées par les abeilles. Le rapport indique ainsi que l’action de l’ensemble des pollinisateurs représente environ 153 milliards d’euros, soit 9,5% de la valeur de la production mondiale de produits agricoles. Les scientifiques ne sont toutefois pas parvenus à mesurer l’impact direct de la mortalité des abeilles sur les cultures de fruits et légumes. « La manière dont l’humanité gère ses actifs liés à la nature, notamment les pollinisateurs, définira en partie notre avenir collectif au 21e siècle », a déclaré le directeur exécutif du Pnue Achim Steiner, en conférence de presse. « Le fait est que sur les 100 espèces végétales qui fournissent 90 pour cent de la nourriture dans le monde, plus de 70 sont pollinisées par les abeilles », a-t-il ajouté. Or, le nombre de colonies d’abeilles a chuté de 10 à 30% ces dernières années en Europe, de 30% aux Etats-Unis, de plus de 85% au Moyen-Orient, a expliqué Peter Neumann, un des auteurs de ce premier rapport de l’ONU sur la disparition des abeilles. Un syndrome qui n’affecte pas l’Amérique latine, l’Afrique et l’Australie. « C’est un sujet très complexe. De nombreux facteurs interagissent et un pays à lui seul n’est pas capable de résoudre le problème », a soutenu M. Neumann, appelant à la mise en place d’un réseau international pour aborder le problème. Ce scientifique allemand qui travaille au Centre de recherche sur les abeilles en Suisse a indiqué qu’une des raisons de la disparition des abeilles en Europe et Amérique du Nord est la présence de l’acarien parasite « Varroa destructor ». « Il est presque choquant de voir le peu que l’on sait sur cet insecte nuisible » que les « abeilles africaines tolèrent », a fait remarquer M. Neumann. Certaines études ont mis en évidence que les abeilles qui ont accès à un mélange de pollens de différentes plantes sont en meilleure santé que celles qui se nourrissent d’un seul type de pollen.

En savoir plus: 

Apiterra et l’INRA collaborent pour le développement d’une abeille résistante au varroa: en savoir plus

Repeuplement de cheptels d’abeilles et de ruchers avec des essaims sur cadres et des paquets d’abeilles disponibles sur www.eurobeestock.com

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Bayer va commercialiser un produit anti-varroa Exosect

Mardi, 08 février 2011 08:27 Written by Apiterra 0 Comments

Bayer CropScience va commercialiser un produit de contrôle du varroa, parasite des abeilles, pour préserver la santé des pollinisateurs.

Bayer CropScience annonçait mi-novembre l’acquisition d’un produit de contrôle du varroa destructor, un parasite des abeilles, développé par la société anglaise Exosect, spécialiste des solutions « intelligentes » de lutte contre les ravageurs.

Un communiqué de Bayer CropScience annonce le lancement sur le marché de ce nouveau produit pour la santé des abeilles en 2011 aux États-Unis. Les premières autorisations pour les grands pays européens sont attendues à partir de 2012.

Bayer CropScience explique que « cette acquisition va permettre de développer des solutions innovantes pour la santé des abeilles et de commercialiser de nouveaux produits dans ce domaine pour le monde entier ».

Ce produit, basé sur la technologie innovante Entostat, allie une poudre de qualité alimentaire raffinée à partir d’une cire récoltée sur une espèce particulière de palmier, au thymol, substance active anti-acariens. « La poudre s’applique sur le haut des cadres de la ruche. Elle se fixe par attraction électrostatique sur les ailes des abeilles. Lorsque celles-ci se déplacent dans la ruche, la poudre se répand sur les autres abeilles et sur toutes les surfaces, y compris les cellules de couvain. ».

http://www.ruche-apiculture.com/articles/sante-de-l-abeille/bayer-cropscience-fait-l-acquisition-d-un-produit-anti-varroa.html

Pour faire une lutte naturelle contre le varroa, consultez les travaux effectués en collaboration entre Apiterra et l’INRA: http://www.eurobeestock.com/rd-survie-de-labeille,fr,8,57.cfm

Achats et ventes d’essaims sur cadres et paquets d’abeilles disponibles toutes saisons sur www.eurobeestock.com

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Des abeilles résistantes au varroa bientôt en commercialisation

Lundi, 06 décembre 2010 08:46 Written by Apiterra 0 Comments

Des abeilles résistantes au parasite varroa par libertus

Quelques années après l’invasion de l’Europe par varroa, plusieurs rapports ont fait état de colonies d’abeilles capables de survivre à l’infestation en l’absence de traitements.

Les insectes sociaux comme les termites, les fourmis ou les abeilles vivent en colonies composées de plusieurs milliers, parfois plusieurs millions d’individus. Cette forte promiscuité est théoriquement favorable à la dispersion des parasites ou des microbes à l’intérieur de la colonie et devrait par conséquent la rendre très vulnérable. Or, les sociétés d’insectes sont parfaitement capables de maîtriser les parasites en leur opposant des comportements de défense collectifs ou individuels.

Ainsi, au cours de l’évolution, ces sociétés ont établi des relations d’équilibre avec leurs parasites ou leurs prédateurs et c’est pourquoi on retrouve par exemple de nombreux micro-organismes dans des colonies d’abeilles parfaitement saines.

Les écosystèmes sont fragilisés

Ces relations d’équilibre entre l’hôte et le parasite, bâties sur des milliers d’années de vie commune, sont cependant fragiles et peuvent être facilement bouleversées, notamment par notre mode de vie. Ainsi, la globalisation des échanges de biens et de personnes favorise régulièrement l’introduction de nouveaux parasites qui viennent fragiliser les écosystèmes en place. C’est ce qu’il est advenu lorsque l’acarien varroa (Varroa destructor) a envahi les colonies d’abeilles domestiques (Apis mellifera) en Europe dans les années huitante. Originaire d’Asie où il vivait en bonne entente avec une autre espèce d’abeille (Apis cerana), cet acarien est aujourd’hui présent sur la plupart des continents et représente une perpétuelle menace pour les apiculteurs. La recherche de nouvelles voies de traitement est un challenge constant, car les médicaments utilisés ne doivent pas induire de résistance de la part de l’acarien et ne laisser aucun résidu susceptible d’altérer la qualité du miel, tout en présentant une bonne efficacité et une innocuité pour les abeilles.

Les mécanismes de défense naturelle

Parallèlement, quelques années après l’invasion de l’Europe par varroa, plusieurs rapports ont fait état de colonies d’abeilles capables de survivre à l’infestation en l’absence de traitements. Ces colonies semblaient naturellement capables de se défendre contre l’acarien. Ces observations ont lancé plusieurs pistes de recherches qui ont abouti à une meilleure connaissance des mécanismes impliqués. Ainsi, des travaux menés notamment en Allemagne et aux Etats-Unis dans les années nonante ont démontré que ce caractère de résistance des abeilles vis-à-vis de varroa repose sur une base génétique qui est héritable, c’est-à-dire qui peut se transmettre aux générations suivantes. On sait aujourd’hui que ces caractères de résistance, nommés VSH pour Varroa Sensitive Hygiene, font appel principalement à trois mécanismes: d’une part les abeilles sont capables (1) de détecter les cellules infestées puis (2) de retirer les nymphes parasitées, réduisant ainsi la charge para- sitaire de la colonie. D’autre part (3), il semble que les varroas présents dans ces colonies sont peu féconds. Ces résultats prometteurs laissent espérer une meilleure maîtrise du problème varroa à travers le monde par la sélection de lignées d’abeilles résistantes.

Un facteur limitant

Toutefois, la détection de colonies présentant des caractères de résistance reste difficile, car les méthodes actuelles demandent beaucoup de temps et de main-d’œuvre, ce qui est un facteur limitant pour la plupart des apiculteurs. L’avenir repose donc sur la mise au point de méthodes fiables et faciles à mettre en œuvre. En cela, la recherche des gènes de l’abeille impliqués dans la résistance contre varroa laisse entrevoir d’intéressantes perspectives pour la sélection du cheptel.

Rester vigilant

Aujourd’hui, des reines présentées comme porteuses de caractères de tolérance sont commercialisées par certains apiculteurs. Bien qu’il con- vienne d’encourager l’identification et la distribution de lignées d’abeilles résistantes, chaque apiculteur doit rester vigilant quant aux capacités de ces lignées. En effet, certains facteurs, tels que le climat ou les pratiques apicoles, peuvent rendre les résultats non reproductibles et con- duire à des échecs. Il est donc à ce jour vivement conseillé de poursuivre les traitements contre varroa sur la majeure partie du cheptel, tout en gardant la liberté de tester en parallèle les capacités de résistance de certaines colonies.

Laurent Gauthier, agroscope liebefeld-posieux alp

Des abeilles résistantes au parasite varroa par libertus @ 2010-04-21 – 12:53:09

Quelques années après l’invasion de l’Europe par varroa, plusieurs rapports ont fait état de colonies d’abeilles capables de survivre à l’infestation en l’absence de traitements.

Les insectes sociaux comme les termites, les fourmis ou les abeilles vivent en colonies composées de plusieurs milliers, parfois plusieurs millions d’individus. Cette forte promiscuité est théoriquement favorable à la dispersion des parasites ou des microbes à l’intérieur de la colonie et devrait par conséquent la rendre très vulnérable. Or, les sociétés d’insectes sont parfaitement capables de maîtriser les parasites en leur opposant des comportements de défense collectifs ou individuels.

Ainsi, au cours de l’évolution, ces sociétés ont établi des relations d’équilibre avec leurs parasites ou leurs prédateurs et c’est pourquoi on retrouve par exemple de nombreux micro-organismes dans des colonies d’abeilles parfaitement saines.

Les écosystèmes sont fragilisés

Ces relations d’équilibre entre l’hôte et le parasite, bâties sur des milliers d’années de vie commune, sont cependant fragiles et peuvent être facilement bouleversées, notamment par notre mode de vie. Ainsi, la globalisation des échanges de biens et de personnes favorise régulièrement l’introduction de nouveaux parasites qui viennent fragiliser les écosystèmes en place. C’est ce qu’il est advenu lorsque l’acarien varroa (Varroa destructor) a envahi les colonies d’abeilles domestiques (Apis mellifera) en Europe dans les années huitante. Originaire d’Asie où il vivait en bonne entente avec une autre espèce d’abeille (Apis cerana), cet acarien est aujourd’hui présent sur la plupart des continents et représente une perpétuelle menace pour les apiculteurs. La recherche de nouvelles voies de traitement est un challenge constant, car les médicaments utilisés ne doivent pas induire de résistance de la part de l’acarien et ne laisser aucun résidu susceptible d’altérer la qualité du miel, tout en présentant une bonne efficacité et une innocuité pour les abeilles.

Les mécanismes de défense naturelle

Parallèlement, quelques années après l’invasion de l’Europe par varroa, plusieurs rapports ont fait état de colonies d’abeilles capables de survivre à l’infestation en l’absence de traitements. Ces colonies semblaient naturellement capables de se défendre contre l’acarien. Ces observations ont lancé plusieurs pistes de recherches qui ont abouti à une meilleure connaissance des mécanismes impliqués. Ainsi, des travaux menés notamment en Allemagne et aux Etats-Unis dans les années nonante ont démontré que ce caractère de résistance des abeilles vis-à-vis de varroa repose sur une base génétique qui est héritable, c’est-à-dire qui peut se transmettre aux générations suivantes. On sait aujourd’hui que ces caractères de résistance, nommés VSH pour Varroa Sensitive Hygiene, font appel principalement à trois mécanismes: d’une part les abeilles sont capables (1) de détecter les cellules infestées puis (2) de retirer les nymphes parasitées, réduisant ainsi la charge para- sitaire de la colonie. D’autre part (3), il semble que les varroas présents dans ces colonies sont peu féconds. Ces résultats prometteurs laissent espérer une meilleure maîtrise du problème varroa à travers le monde par la sélection de lignées d’abeilles résistantes.

Un facteur limitant

Toutefois, la détection de colonies présentant des caractères de résistance reste difficile, car les méthodes actuelles demandent beaucoup de temps et de main-d’œuvre, ce qui est un facteur limitant pour la plupart des apiculteurs. L’avenir repose donc sur la mise au point de méthodes fiables et faciles à mettre en œuvre. En cela, la recherche des gènes de l’abeille impliqués dans la résistance contre varroa laisse entrevoir d’intéressantes perspectives pour la sélection du cheptel.

L’INRA a développé sa propre lignée avec des résultats exceptionnels en collaboration avec Apiterra, les premières lignées seront commercialiséres en 2012: http://www.eurobeestock.com/rd-survie-de-labeille,fr,8,57.cfm

De nombreux articles sur le varroa et la tolérance sont disponibles sur: http://www.eurobeestock.com/revue-de-presse,fr,8,29.cfm

Laurent Gauthier, agroscope liebefeld-posieux alp

http://ecolonews.blog.fr/2010/04/21/des-abeilles-resistantes-au-parasite-varroa-8418997/

Repeuplement de cheptels, abeilles résistantes au varroa, essaims sur cadres et paquets d’abeilles toujours disponibles pour 2010 sur www.eurobeestock.com

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L’étude complète sur la Nosémose

Lundi, 15 novembre 2010 08:39 Written by Apiterra 0 Comments

Un petit champignon serait-il à l’origine des effondrements de colonies d’abeilles ? La question divise le monde de l’apiculture depuis que le chercheur espagnol Mariano Higes a mis en évidence la présence de Nosema ceranae, la variante asiatique de Nosema Api, dans des ruches espagnoles. Depuis, de très nombreux travaux ont confirmé que ce redoutable champignon s’est répandu partout dans le monde, y compris outre-Atlantique. Mais cela ne suffit pas à convaincre qu’il pourrait à lui seul être responsable du malheur des abeilles. « Nous avions nourri des abeilles avec ce protozoaire sans observer de mortalités particulières », note en effet Jean-Paul Faucon, du Laboratoire de Sophia-Antipolis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ex-Afssa)

Une partie du voile vient peut-être d’être levée aux Etats-Unis, grâce à une étroite collaboration entre des chercheurs de l’Université du Montana et… l’armée américaine ! « Le problème est loin d’être résolu », tempère toutefois le Dr Jerry Bromenshenk, l’un des auteurs de l’étude. Cependant, le chercheur de l’Université du Montana possède aujourd’hui suffisamment d’éléments pour avancer son hypothèse : celle d’une interaction entre Nosema ceranae et trois virus possibles (le Varroa-destructor-1, le Kakugo virus et l’Iridoviridae ou IIV). Ces virus ont été détectés sur l’ensemble des ruchers atteints de CCD. « Nous avons fait appel à un nouveau système développé par l’armée et qui est capable d’identifier des virus par l’analyse protéinique (Mass spectrometry-based proteomics ou MSP) », explique Colin Henderson, co-auteur de l’étude.

« L’association létale entre un protozoaire et des virus n’est pas un phénomène inconnu. Mais jusqu’à présent, elle n’a pas été confirmée pour le Nosema Ceranae et les virus qu’on connaissait », rappelle Jean Paul Faucon. Il fallait donc tester les effets d’une telle coïnfection avec NC et ces nouveaux virus. C’est chose faite aujourd’hui ! Selon l’étude américaine, une coïnfection NC et IIV aboutit en effet à une augmentation significative des mortalités après une période de 14 jours, par rapport à une infection soit de NC, soit d’IIV.

« Nous ne comprenons pas totalement comment opère cette interaction. Est-ce qu’une des infections affaiblit l’abeille alors que l’autre lui apporte son coup fatal, ou bien ont-elles chacune un pouvoir destructeur partiel ? », s’interroge toujours le Dr Bromenshenk. Beaucoup d’autres questions restent encore en suspens, notamment celle qui consiste à savoir pourquoi les abeilles ne retrouvent pas les ruches. « Peut-être cette combinaison virale et fongique perturbe-t-elle également la mémoire ou l’aptitude à naviguer, et qu’ensuite, tout simplement, les abeilles se perdent », suggère le Dr Bromenshenk.

Bien que la presse apicole soit restée très silencieuse au sujet de ces premiers résultats, l’étude du Dr Bromenshenk n’est pas passée inaperçue dans les milieux « autorisés »…

Télécharger l’étude complète Iridovirus and Microsporidian Linked to Honey Bee Colony Decline

http://www.agriculture-environnement.fr/spip.php?article676

Apiterra et l’INRA collaborre pour la sauvegarde des abeilles en Europe notamment sur les résistances face à Nosémose et Varroa: http://www.eurobeestock.com/rd-survie-de-labeille,fr,8,57.cfm

Essaims sur cadres et paquets d’abeilles disponibles: www.eurobeestock.com

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