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Des abeilles à Saint-Brieuc

Mercredi, 01 juin 2011 19:51 Written by Apiterra 0 Comments

Le premier rucher de Saint-Brieuc Agglomération a été inauguré hier matin à la ferme de la Ville Oger. Composé de six ruches, il vise à sensibiliser les habitants de l’agglomération au rôle joué par les abeilles pour la pollinisation, et a forciori pour le maintien de la biodiversité. Cette initiative entre dans le cadre du programme « Abeille, sentinelle de l’environnement », lancé par l’Union Nationale de l’Apiculture Française (Unaf) et représenté par son porte-parole Henri Clément. Une charte a été signée par le vice-président de l’agglomération en charge de l’Agenda 21 Philippe Faisant, afin d’adhérer au programme pour une durée de trois ans.

En savoir plus dans le Télégramme

Achats et ventes d’essaims sur cadres et paquets d’abeilles sur eurobeestock.com

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L’Union européenne s’engage pour la protection des abeilles

Mardi, 24 mai 2011 08:37 Written by Apiterra 0 Comments

Extrait de Bioaddict.fr: en savoir plus

L’Union européenne s’est engagée à protéger la santé des abeilles, victimes d’un syndrome qui décime les essaims depuis 1970. Pour ce faire, elle propose d’améliorer les systèmes de surveillance et de favoriser la recherche.

Afin de déterminer les causes de leur surmortalité, les ministres européens ont ainsi plaidé pour la création d’un laboratoire de référence sur la santé des abeilles. Ce laboratoire devrait permettre de définir et de coordonner les méthodes d’analyse employées par les Etats de l’UE pour diagnostiquer les maladies des abeilles, surveiller leur mortalité, et assurer la formation des experts afin d’harmoniser les techniques de diagnostic dans l’UE.

 

Notant que l’abeille « contribue à la diversité biologique et exerce une fonction essentielle dans l’agriculture par la pollinisation », les ministres se sont en effet inquiétés d’un accroissement récent de la mortalité constaté dans de nombreux pays européens. « Il importe de se préoccuper de la santé des abeilles, dès lors que ces animaux délicats sont des indicateurs précoces des effets préjudiciables de la perte de biodiversité et de la pollution », ont-ils déclaré dans un communiqué.

 

Qu’est ce qui tue les abeilles ?

Les apiculteurs s’inquiètent de plus en plus du phénomène de surmortalité des abeilles, et dont on ne connaît pas vraiment les causes avec certitude. En 2009, des recherches de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) ont pu identifier plusieurs responsables. Outre les pesticides, les maladies et les parasites qui assaillent les abeilles, l’EFSA avait cité l’impact possible des OGM et le stress induit par des changements dans l’alimentation et le climat.

Plus récemment, encore, l’étude du biologiste Daniel Favre publiée dans la revue Apidologie (numéro d’Avril) montre que les ondes émises par les téléphones portables perturbent le comportement des abeilles. En plaçant deux téléphones sous une ruche, Daniel Favre a observé que les communications pouvaient modifier les sons émis par les abeilles. Vingt à quarante minutes après que les téléphones ont été allumés, les abeilles ont émis des sons très aigus, semblables à ceux qu’elles produisent pour se rassembler et fuir. Il n’aura en revanche fallu que deux minutes aux insectes pour retrouver un comportement normal après la mise hors tension des téléphones.

Toutefois, sa démonstration ne prouve en rien que la mort des abeilles est due aux ondes. Déjà évoquée dans un rapport de l’Affssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) en 2009, l’influence des champs électriques et magnétiques n’est pas considérée comme le facteur principal de leur disparition.

 

Espérons maintenant que l’engagement de l’UE pour la protection des abeilles porte ses fruits, car, comme l’a rappelé Achim Steiner, le Directeur du PNUE, lors de la sortie du rapport  » Désordre dans les colonies d’abeilles et autres menaces sur les pollinisateurs  » en mars dernier, « la manière dont l’humanité gère, ou gère mal, le potentiel de la nature, notamment les pollinisateurs, définira en partie notre avenir collectif au cours du 21ème siècle. Sur les cent espèces végétales qui fournissent 90% de la nourriture dans le monde, plus de 70% dépendent des abeilles pour leur pollinisation ».

Alicia Munoz

Apiterra agit en collaboration avec l’INRA pour la sauvegarde des abeilles.

Essaims sur cadres en ventes, paquets d’abeilles, ruches peuplées: www.eurobeestock.com

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Des ruches au conseil régional d’Aquitaine

Jeudi, 28 avril 2011 08:41 Written by Apiterra 0 Comments

Jacqueline et Roland Gastal ont « cocooné » les quatre ruches qui vont être installées sur le toit du Conseil régional. La première récolte de miel est prévue pour début juin.

Hier midi, des colonies représentant la bagatelle de 120 000 abeilles ont été implantées sur le toit du Conseil régional d’Aquitaine. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale L’Abeille, sentinelle de l’environnement, initiée par l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf) et relayée par des entreprises ou des collectivités, à l’instar de la Région. Cette opération, qui se traduit par la signature d’une charte, poursuit un double objectif : soutenir le secteur de l’apiculture et tenter de sauvegarder cet unique insecte domestiqué par l’homme, avec le ver à soie.

Le facteur devient apiculteur

Les quatre ruches implantées au Conseil régional ont, ces dernières semaines, été confiées aux soins de Jacqueline et Roland Gastal. Ce couple d’apiculteurs professionnels depuis près de trente ans et installé sur la commune de Saint-Étienne-de-Fougères, dans le Villeneuvois, s’est spécialisé dans la production d’essaims. « On fait des starters, c’est-à-dire des greffages avec des larves de reines sélectionnées », explique Roland Gastal. Cet ancien postier est venu à l’apiculture par hasard. Il en a découvert les rudiments alors qu’il exerçait sa profession de facteur dans la région parisienne, à Clichy. « À côté, à Charenton, il y avait une école d’apiculture. On s’occupait de ruches disséminées sur des terrasses d’immeubles, sur le toit de la Maison de la radio, quai Branly ou encore à l’Opéra de Paris », se remémore-t-il.

À l’issue d’une année de formation, Roland Gastal décroche, le 28 juin 1969, son diplôme d’instruction apicole, comme en témoigne le document d’époque précieusement conservé depuis sous un cadre en verre.

Roland et son épouse Jacqueline ont transmis leur passion commune à leurs enfants, Sylvie et Philippe, qui sont devenus à leur tour apiculteurs dans la petite commune bordant le Lot. Un métier qui aujourd’hui est menacé. « Avant, une reine vivait cinq ans. Aujourd’hui, son espérance de vie atteint au maximum deux ans. On constate d’inquiétantes baisses de la fertilité et de la fécondation dans les ruches. Avant 1994 et l’arrivée du Gaucho (insecticide utilisé à l’époque pour le maïs et le tournesol), on récoltait en moyenne 50 kilos de miel par ruche. Il a ensuite fallu doubler le cheptel pour parvenir à faire le même tonnage. Aujourd’hui, les colonies sont bien plus faibles ! » déplore amèrement l’apiculteur.

Menacée d’extinction

À l’origine de cette situation, parfois dramatique, l’emploi des produits phytosanitaires par les agriculteurs. Résultat, on en arrive aujourd’hui à une situation pour le moins paradoxale. L’abeille, qui contribue à la pollinisation (reproduction) de 80 % des fruits et légumes que nous consommons, est aujourd’hui menacée d’extinction à travers nos campagnes. « Les semenciers et les arboriculteurs risquent à terme de manquer de ruches pour polliniser leurs champs et leurs vergers », estiment, visiblement inquiets, Jacqueline et Roland.

Ainsi, la production nationale de miel s’élevait annuellement à 33 000 tonnes en 1995. Elle n’était plus en 2006 que de 20 000 tonnes et on estime aujourd’hui que 1 500 apiculteurs disparaissent chaque année en France. Actuellement, en Lot-et-Garonne, ils sont 300. Mais pour combien de temps ?

En savoir plus: http://www.sudouest.fr/2011/04/05/abeilles-en-ville-362173-3603.php

Achats et ventes d’essaims sur cadres et paquets d’abeilles: www.eurobeestock.com

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13% de mortalité d’abeilles à Bourges

Lundi, 18 avril 2011 08:28 Written by Apiterra 0 Comments

Extrait d’un blog d’Apiculteurs à Bourges: http://apiruche.over-blog.com/article-mortalite-d-abeilles-pour-l-hiver-2010-2011-71069741.html

On peut en ce moment trouver aux planches d’envol quelques ouvrières à la silhouette chêtive, le thorax gris, les ailes usées et écartées. Un peu titubantes, sûrement fragiles, elles ne s’élancent pas vers leur travail, mais paressent comme des vieilles sur un banc. Elles auront vécu plus de 6 mois, fait exceptionnel pour une abeille, autour de la reine, leur mère, elles auront su passer le relais aux jeunes recrues, les nâtives de 2011. Bientôt, un dernier envol les emmènera mourir au loin, pour garder leur ruche propre.

Ce sont les dernières abeilles d’hiver. La saison 2011 commence. On peut dés lors faire le point de la mortalité hivernale.

J’ai perdu 2 ruches sur 30 mises en hivernage en automne 2010. Une troisième ruche sort trés affaiblie de l’hiver et a peu de chance de produire du miel cette année. Une quatrième est bourdonneuse ( abeilles pondeuses) et donc sera détruite. On peut dire 13% de mortalité environ…

Ma mise en hivernage commence en septembre, par réunion des ruches les plus faibles, puis par un apport de 10 kg de sirop de sucre 2/3 pour toutes les colonies. Le nourrissement s’effectue par apport de trois kg à la fois . Il est fini en octobre.

Début décembre, je traite contre le varroa à l’acide oxalique.

Fin décembre, j’apporte du candi par dessus le couvre-cadres. Il est donné à volonté sur les ruches jusque mi-mars.

Ma première ruche morte a été retrouvée vide d’abeille, avec une calotte de miel conséquente. j’en ai conclu que la reine n’avait pas pondu les abeilles d’hiver et que la ruche s’était vidée peu à peu, de ses occupantes parties mourir au loin. La faute m’en revient, j’aurais du vérifier la ponte en septembre et la réunir le cas échéant.

Ma deuxième ruche morte a été retrouvée avec son tapis d’abeilles sur le plancher. L’élément du haut contenait d’autres abeilles la tête enfouies dans les alvéoles, signe de famine. L’élément du mileu contenait par contre 6 cadres pleins de miel, amassés lors du nourrissement de septembre. Elles sont donc mortes de faim à côté d’énormes provisions, mais mal placées. Les provisions doivent être sur le haut de la ruche, et la grappe d’abeilles doit être en dessous. En septembre, le haut de la ruche devait être plein de couvain, donc elles sont stocké le sirop en dessous, erreur fatale … Là aussi c’est ma faute.

 La troisième ruche qui sort fort affaiblie a souffert de la faim en janvier. Elle n’a reçu du candi que plus tard, et beaucoup sont mortes de faim.

Le candi n’est pas une panacée. C’est un apport de nourriture qui est difficilement accessible par grand froid.

Quant à la quatrième, perdre une reine pendant l’hiver n’est pas de ma faute.

 Un hivernage de qualité passe par un placement opportun de réserve dans la ruche, en haut, avec une reine qui pond correctement en septembre, et une lutte anti-varroa efficace.

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29% de mortalité des abeilles au Canada

Dimanche, 10 avril 2011 08:51 Written by Apiterra 0 Comments

Extrait du blog de Monsieur Gilles Bouchard: http://letoilekent.jminforme.ca/article/1393478

Une abeille butine de fleur en fleur dans un champ de trèfle. Pourtant, derrière cette paisible image se cache un drame qui inquiète bien des gens, et pas seulement les apiculteurs : les abeilles sont en déclin à peu près partout sur la planète. Or, une très grande partie de ce qui se retrouve dans notre assiette provient de près ou de loin du travail de ces infatigables ouvrières. Plus de 80 % de la production agricole est tributaire au travail des abeilles.

Le signal d’alarme s’est fait entendre en 2006, alors que les apiculteurs américains ont été confrontés à un phénomène étrange : leurs abeilles butineuses désertaient les ruches, abandonnant la reine et les nourricières, probablement pour aller mourir plus loin. Simultanément, les apiculteurs du monde entier ont rapporté un taux anormalement élevé de mortalité des abeilles. Par exemple le Canada a rapporté un taux moyen de 29 %. On nomma ce phénomène «syndrome d’effondrement des ruches ou des colonies (SERC)». À l’heure actuelle, au lieu de se résorber, la disparition des abeilles s’intensifie à deux ou trois fois le taux de mortalité normal.

Ce problème affecte beaucoup plus que la simple production du miel qui ensoleille vos céréales le matin. Sans les abeilles, c’est toute la diversité du globe qui est en péril. Elles sont indéniablement le maillon essentiel de la chaîne alimentaire. Outre le vent, elles contribuent largement à la pollinisation des espèces végétales cultivées : abricots, fraises, pommes, melons, ail, oignons, brocoli, tomates, poivrons, fèves, pommes de terre, café, etc. Même le fourrage dont se nourrit le bétail qui nous approvisionne en viande et en produits laitiers et la reproduction des plantes ornementales, des fleurs sauvages et des arbres de nos forêts en dépendent.

Mais que se passe-t-il exactement avec les abeilles? Les recherches ont identifié plusieurs causes possibles à la surmortalité. En Amérique du Nord, on pointe surtout du doigt le varroase, une sorte de mite parasite qui ressemble à un minuscule crabe et qui a développé une résistance aux produits chimiques utilisés pour le tuer. Sa population ayant déjà explosé, il s’est mis à faire des ravages puisqu’il transporte avec lui plusieurs virus. Un autre parasite, le «nosema ceranae», qui attaque l’intestin des abeilles, est aussi mis en cause.

Mais il y a plus. L’agriculture industrielle et l’usage intensif de fertilisants chimiques et de pesticides qui en découle sont également au banc des accusés. Des traces de produits chimiques se retrouvent en effet dans le pollen, la principale source de protéines des abeilles, et dans le nectar. Alors que certains d’entre eux perturbent le système nerveux des abeilles, d’autres s’attaquent à leur système digestif. On s’est aperçu que l’organisme d’abeilles affectées par le SERC pouvait contenir jusqu’à 170 contaminants! On se préoccupe également des cultures OGM d’espèces végétales dans lesquelles on greffe parfois des insecticides.

La monoculture à grande échelle, presque impossible sans l’apport d’abeilles d’élevage, entraîne chez elles un manque de nutriments et les soumet au stress du transport massif engendré, au risque de les affaiblir et les rendre vulnérables aux maladies infectieuses, alors qu’elles sont mises en contact avec des milliers de colonies.

Quels sont les effets à long terme sur les abeilles? On ne le sait pas encore, mais on remarque toutefois que leur taux de mortalité est considérablement inférieur dans les régions où l’agriculture biologique prolifère. Sommes-nous témoins d’une autre raison pour retourner aux sources?

Chef cuisinier de profession, Gilles Bouchard est passionné d’alimentation thérapeutique. Diplômé en sciences de la santé et travailleur autonome, le souci de joindre l’utile à l’agréable l’a amené à découvrir les métiers de traiteur, enseignant, auteur et conférencier. Sa chronique d’alimentation saine paraît chaque semaine. Il peut être joint à l’adresse suivante : gillesbouchard2010@hotmail.com.

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