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Le CCD est responsable de seulement 3% de la mortalité d’abeilles en Virginie (Etats-Unis)

Mardi, 08 mars 2011 08:06 Written by Apiterra 0 Comments

Voici une analyse intéressante que nous avons receuilli sur un blog d’apiculteur américain: http://www.waldeneffect.org/blog/Bee_mortality/

Le CCD serait estimé à 10% des ruches mortes en Virginie en 209-2010. Si on estime un taux moyen de mortalité des abeilles de 30%. Cela voudrait dire que le risque de mortalité du au CCD est seulement de 3% sur le cheptel virginien.

Il est encore trop tôt pour analyser cela mais si on lit entre les lignes, on constate quant même que l’installation de nouvelles ruches est risquée et que la chance de passer le premier hiver est seulement de 70%. On constate notamment que le manque de nourriture et la faible résistance aux maladies est en cause.

« I hear from a lot of people that they’re leery of trying to keep bees because of Colony Collapse Disorder, so I was intrigued when our teacher yesterday explained that only about 10% of hive death in Virginia is due to CCD. On the other hand, he says that about 30% of new hives don’t survive their first winter, due to factors including disease and lack of food reserves. (That makes CCD responsible for the death of a measly 3% of Virginia’s new hives each year, in case you’re having trouble with the math.) »

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60% des abeilles américaines ont disparues

Samedi, 01 janvier 2011 08:40 Written by Apiterra 0 Comments

C’est une incroyable épidémie, d’une violence et d’une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. Partie d’un élevage de Floride l’automne dernier, elle a d’abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l’Europe jusqu’à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés. En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes. En Allemagne, selon l’association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu’à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène « Marie-Céleste » », du nom du navire dont l’équipage s’est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu’à l’interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l’épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels. « Syndrome d’effondrement » Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le « syndrome d’effondrement » _ ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent l’humanité en dépendent », résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l’Inra (Institut national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60 millions d’année avant l’homme, Apis mellifera (l’abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu’à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars. Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l’abdomen des abeilles ? « Plutôt une combinaison de tous ces agents », assure le professeur Joe Cummins de l’université d’Ontario. Dans un communiqué publié cet été par l’institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée à Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrès scientifique, il affirme que « des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles ». Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d’insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu’au pollen que les abeilles rapportent à la ruche, qu’elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le professeur, l’emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé _ l’imidaclopride (dédouané par l’Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage…) _, les butineuses deviendraient vulnérables à l’activité insecticide d’agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures. Butineuses apathiques Pour preuve, estime le chercheur, des champignons parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités d’essaims en cours d’effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes. La plupart du temps, ces champignons sont incorporés à des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs (Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes par les échanges marchands, à l’image de Nosema ceranae, un parasite porté par les abeilles d’Asie qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en quelques jours. C’est ce que vient de démontrer dans une étude conduite sur l’ADN de plusieurs abeilles l’équipe de recherche de Mariano Higes installée à Guadalajara, une province à l’est de Madrid réputée pour être le berceau de l’industrie du miel espagnol. « Ce parasite est le plus dangereux de la famille, explique-t-il. Il peut résister aussi bien à la chaleur qu’au froid et infecte un essaim en deux mois. Nous pensons que 50 % de nos ruches sont contaminées. » Or l’Espagne, qui compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles domestiques de l’Union européenne. L’effet de cascade ne s’arrête pas là : il jouerait également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines. « Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l’évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d’autres éléments dévastateurs », accuse-t-il pour conclure. Il n’est pas seul à sonner le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d’assister à un autre syndrome d’effondrement, craignent les scientifiques : celui de l’espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l’homme : « Si l’abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre. » PAUL MOLGA

http://cequevousdevezsavoir.wordpress.com/2010/12/24/la-mort-des-abeilles-met-la-planete-en-danger-documentaire-complet-de-arte/

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Une explication du syndrome d’effondrement des abeilles ou CCD

Samedi, 23 octobre 2010 08:41 Written by Apiterra 0 Comments

 

A More Concise

Explanation of CCD-

Iridescent Virus and

Nosema ceranae

New technology finds pathogens that may reconcile contradictory claims

on Colony Collapse Disorder

by JAMES FISCHER

James Fischer (james.fischer@gmail.com) for

“The American Bee Journal” (http://www.americanbeejournal.com)

(Embargoed by the journal PLoS ONE until 10/06/2010 5pm EDT)

A multi-institutional team of researchers sifted through the ever-growing zoo of new invasive, exotic pathogens of bees, and consistently found the same two disease organisms in beehives suffering from Colony Collapse Disorder (CCD) in samples collected from 2006 to 2009.

They discovered a new virus never seen before in North America, and found a well-known invasive variant of the intestinal bee disease Nosema. The overlooked virus may explain why prior studies presented mutually contradictory findings. This new evidence could create a basis for consensus among research teams who to date, lacked common ground in their conclusions.

Their paper appeared only minutes ago in the journal PLoS ONE (http://dx.plos.org/10.1371/journal.pone.0013181)

The paper reports on a multi-year study of Colony Collapse Disorder. Researchers used new technology and techniques to detect and unambiguously identify every pathogen in collapsing bee hives, rather than the smaller subset of possible pathogens detectable via other means.

An Invertebrate Iridescent Virus (“IIV”) , newly-found in North America, in combination with Nosema ceranae, which arrived from overseas less recently, was found in “Virtually all of the bees from CCD colonies” sampled from widely dispersed USA hives from 2006 through 2009.

IIV was not found in bees from packages imported from Australia nor in bees from an isolated non-migratory commercial bee operation in Montana, both sites confirmed free of CCD-like symptoms.

Additionally, the researchers “observed the progression of CCD in a collapsing colony… taking bee samples… over a three month period, ending when only a queen and four workers remained.”

Further still, some bees were inoculated with Nosema ceranae, while other bees were inoculated with the “IIV-6” strain of the IIV virus. Their mortality was then compared to bees inoculated with both pathogens, and a control group given a placebo. The results “strongly suggest that the combination of N. ceranae and IIV is associated with increased bee mortality.”

Yet even further, the effort discovered two additional invasive exotic bee viruses never before detected in North America, but determined that they were not involved in CCD. The viruses found are “Varroa Destructor-1 Virus” and “Kakugo Virus”, both native to Asia.

Dr. Jerry Bromenshenk of U Montana outlined the next steps, “We have a proposal pending to isolate, characterize, and then inoculate bees with the specific iridescent virus that occurs in USA bees. This is a critical step, since the virus does not appear to be any of the world’s known iridescent viruses. Once we have the actual virus, we can complete the inoculation trials that are needed to test whether we’ve truly found the cause of CCD.”

Proteomics – A Brief Summary

The technology used in this study seems ideal for addressing the ever-growing list of pathogens carried across oceans by the globalization of trade. It can detect disease pathogens that need not be identical to any known pathogen. This describes the needs of beekeepers clearly, given the number of invasives that came to plague honey bees in the USA since the early 1980s.

“Mass Spectrometry-Based Proteomics” (MSP) starts with about 60 bees tossed in a blender, and mixed until homogenous, then filtered. Cells are chemically burst, and proteins are isolated from the mix and “digested”, breaking them down to peptides. The resulting peptides are run through a device called a “Liquid Chromatograph” to separate them by density, which allows their structure and sequence to be determined by another set of devices, “Tandem Mass Spectrometers”.

Each peptide sequence is then compared to the NIH National Center for Biotechnology (NCBI) database of peptide sequences. The database used is a collection of the peptides unique to specific organisms. This means that each match of a peptide sequence is a unique match to a single organism. Any peptide used in more than one organism would not be in the database.

Dr. Charles Wick of the US Army Edgewood Chemical Biological Center explained the level of certainty with which the virus was detected in colonies showing CCD symptoms: “IIV has 18,900 unique peptides… When we detect a few of these, say 50-100, we have enough evidence for an unambiguous identification.”

But how did they make what Dr. Wick called an “unambiguous identification” of a virus that was said by Dr. Bromenshenk to not be “any of the world’s known iridescent viruses”? How can anyone find what’s never even been detected or identified before? The answer is that the unknown organism will match the closest organism in the database, which narrows things down to at least the “family” or “genus” level, if not “species”. So, even without having sequenced the specific strain of IIV of interest, enough peptides matched the IIV strain in the database to confirm that what was found was a strain of IIV.

As an example of the wide net cast by this technique, Nosema was not well-represented in the NCBI database, so there was some ambiguity in the identification of the Nosema via proteomics alone, matching only the genus Nosema. The species and strain was confirmed as Nosema ceranae using Polymerase Chain Reaction (PCR) techniques.

The Claims In Spain Can Mainly Be Explained

Research led by Mariano Higes of the Bee Pathology Laboratory, Centro Apícola Regional in Marchamalo, Spain has repeatedly pointed to Nosema ceranae as the sole proximate cause of rapid colony collapse. This seemed unlikely to researchers in the USA and elsewhere, as Nosema has not appeared to be as virulent outside of Spain. But this new work provides an explanation that could support the Higes work with nothing more than the addition of the newly-detected IIV.

As in previous US studies, no one in Spain would have had reason to suspect that a DNA virus like IIV would be involved, as the bulk of bee viruses are RNA viruses. So they’ve yet to look for IIV in Spain, and they have not had the wider net of MSP to find what was not being sought. The good news is that Dr. Higes has historical samples frozen. Dr. Jerry Bromenshenk reports that the Higes team is willing to engage in a joint effort to screen the Spanish samples using MSP.

Does This Explain CCD In The USA?

The samples analyzed in this study showed a wide range of pathogens, including Nosema, Invertebrate Iridescent Virus (“IIV”), Black Queen Cell Virus, Acute Bee Paralysis Virus, Israeli Acute Paralysis Virus, Deformed Wing Virus, Sac Brood Virus, Kashmir Bee Virus, Varroa Destructor-1 Virus, and Kakugo Virus. None of the suspect pathogens named by other research efforts were missed, two new and novel pathogens were found, and the use of MSP implies that no pathogens were overlooked. Even a new, unknown, and unnamed pathogen would have resulted in a partial peptide match to some other living thing.

So, while the counts or mix of pathogens might have been skewed by an insufficient number of samples, or collecting samples from an insufficient number of operations, it is difficult to imagine that there are additional pathogens yet to be found that could be implicated in CCD.

Insecurity About Biosecurity

Since the 1980s, “Globalization” has increasingly consisted of shipments of goods from Asian ports to Western shores. This research connects the dots by consistently finding specific bee pathogens native to Asia, unknown to USA beekeepers in the early 1980s, but that have since become far too familiar:

“We know that in the Asian honey bee, Apis ceranae, a combination of parasites and pathogens co-exist, including: (1) Nosema ceranae, (2) an iridescent virus, (3) parasitic and predacious mites, and (4) two other RNA-type viruses, Kashmir bee virus and a Sacbrood virus. We have had both Kashmir bee virus and Nosema ceranae in North America going back a decade or more. We need to see how similar the CCD strain of iridescent virus is to the IIV-24 strain from Apis ceranae. It is possible that US bees acquired IIV from the Apis ceranae along with Nosema ceranae and Kashmir bee virus.”

While unsubstantiated “fringe” explanations for CCD abound, ranging from cell phones to pesticides to GMO crops, the common factor is that pathogens previously found only in Asia have spread to countries lacking effective biosecurity, such as the USA, but not to countries with more robust approaches to biosecurity, such as New Zealand. The research team suggests “Standard quarantine practices such as testing of imported bees before they are added to colonies, and disinfection of equipment would likely help.”

Practical Implications For Beekeepers

The team has two suggestions of interest to beekeepers:

1. “Most IIVs replicate at about 21 C (70 F) and do not replicate above 30-32 C (86 – 89 F). Higher temperatures may suppress the virus by halting replication, whereas cool weather and damp conditions may speed up replication of both IIV and Nosema. Many instances of CCD have occurred following extended periods of cool, damp weather. Several beekeepers have reported to us that they have more problems with bees in areas with frequent fog or in hill areas where the weather is cooler. Placing bees in warm, sunny locations appears to help.”

2. « Varroa may act as a vector for the dispersal of IIV among bee colonies. Varroa is known to increase damage caused by other viruses, and beekeepers who fail to control varroa levels are likely to sustain high colony losses.”

This may not sound like much, but it is a vast improvement over the usual vague platitudes we’ve been handed over and over about “maintaining strong colonies” and “minimizing stress”. It also ups the ante in the age-old debate among beekeepers over placing hives in sun versus placing hives in shade.

“Iridovirus and Microsporidian Linked to Honey Bee Colony Decline”

Jerry J. Bromenshenk, Colin B. Henderson, Charles H. Wick, Michael F. Stanford, Alan W. Zulich, Rabih E. Jabbour, Samir V. Deshpande, Patrick E. McCubbin, Robert A. Seccomb, Phillip M. Welch, Trevor Williams, David R. Firth, Evan Skowronski, Margaret M. Lehmann, Shan L. Bilimoria, Joanna Gress, Kevin W. Wanner, Robert A. Cramer Jr.

(2010) PLoS ONE 5(10): e13181. doi:10.1371/journal.pone.0013181

Jim Fischer keeps bees in Manhattan, Brooklyn, and the Bronx, and hopes to raise queens in Queens. He teaches the free 16-week full-semester urban beekeeping class in New York’s Central Park for the 846-member non-profit NYC Beekeeping Group (http://meetup.com/nyc-beekeeping) and helps run the Gotham City Honey Co-Op (http://GothamCityBees.com).

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Une combinaison de Nosema Ceranae et d’un virus à l’origine du CCD?

Lundi, 11 octobre 2010 08:20 Written by Apiterra 0 Comments

WASHINGTON — Les chercheurs américains tiennent deux nouveaux suspects, un virus et un champignon, dans leur enquête sur les causes du mystérieux effondrement des colonies d’abeilles observé aux Etats-Unis, selon une étude publiée dans la revue « PLoS ONE ».

Des échantillons prélevés dans des ruches affectées par le « syndrome d’effondrement des colonies » (CCD) ont montré la présence des deux agents pathogènes. Ceux-ci n’ont en revanche pas été détectés dans les colonies d’abeilles non affectées par le CCD, rapportent les chercheurs dans « PLoS ONE ».

« Nous ne savons vraiment pas si ces deux agents pathogènes causent le CCD où si les colonies atteintes par le CCD sont plus susceptibles d’y succomber », précise Jerry Bromenshenk, de l’université du Montana.

Des études précédentes ont examiné d’autres pistes comme des virus multiples et l’impact des pesticides, mais les chercheurs n’ont pas encore réussi à déterminer une cause précise au CCD.

Selon la nouvelle étude, le virus suspect est similaire à un virus signalé pour la première fois en Inde il y a 20 ans et à un autre découvert chez les papillons de nuit. Il affecte l’abdomen des abeilles et peut donner aux tissus une teinte bleutée ou violacée. De son côté, le champignon, baptisé Nosema ceranae, peut rendre les abeilles malades en cas d’ingestion des spores.

« Il semble y avoir une corrélation entre ces deux agents pathogènes », déclare Robert Cramer, pathologiste de l’université du Montana. L’abeille serait d’abord infectée par l’un ou l’autre, ce qui l’affaiblirait et favoriserait son infection par le deuxième agent, explique-t-il.

La chute des populations d’abeilles est jugée préoccupante aux Etats-Unis car cet insecte joue un rôle essentiel dans la pollinisation de nombreuses récoltes dans le pays.

La nouvelle étude s’appuie sur des analyses réalisées par le Centre biologique et chimique Edgewood, un site de l’armée américaine basé dans le Maryland. AP

PLoS ONE: http://www.plosone.org/home.action

Apiterra et l’INRA collaborre à la sauvegarde de l’abeille en Europe: www.apiterra.eu

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Des chercheurs pensent avoir élucidé le mystère de la disparition des abeilles aux Etats-Unis

Samedi, 09 octobre 2010 08:02 Written by Apiterra 0 Comments

Des chercheurs affirment avoir trouvé les coupables de la pathologie appelée CCD ou syndrome d’effondrement des colonies

Un virus appartenant à la famille des Iridoviridae et un champignon microscopique unicellulaire Nosema ceranae seraient la cause de la disparition des abeilles américaines.

Les abeilles domestiques se portent toujours aussi mal aux États-Unis et dans le monde. Une nouvelle pathologie est apparue là-bas en 2006: le syndrome d’effondrement des colonies ou CCD (colony collapse disorder). Les symptômes sont caractéristiques: les ouvrières chargées de collecter le nectar et le pollen sur les fleurs ne reviennent pas et il n’y a pratiquement pas d’abeilles mortes ou à l’intérieur de la ruche. En dépit des financements importants alloués aux recherches, le CCD reste un mystère. Une étude publiée jeudi affirme toutefois que le phénomène pourrait s’expliquer par l’association d’un virus et d’un champignon (Plos One, en ligne).

L’équipe est pilotée par Jeremy Bromenschek, un chercheur qui a longtemps travaillé avec l’armée américaine pour apprendre aux abeilles à détecter les explosifs. La démarche est simple. Recenser d’abord les protéines présentes à l’intérieur des corps des abeilles mortes de CCD à l’aide d’un spectromètre de masse. Rechercher ensuite à quels micro-organismes ces éléments appartiennent en utilisant une banque de données de l’armée américaine répertoriant toutes les caractéristiques génétiques d’une énorme quantité de virus, bactéries et champignons. «C’est le même procédé que Google, on rentre un mot et on trouve ensuite tous les sites où ce dernier est employé», explique Michael DuBow, professeur à l’université Paris-Sud. Les chercheurs ont pu ainsi identifier près de 3.000 peptides appartenant à pas moins de 900 espèces différentes de micro-organismes.

Une quarantaine de causes possibles

À partir de là, ils se sont intéressés à tous les parasites pathogènes des abeilles, en éliminant tous ceux qui ne se retrouvaient pas dans tous les échantillons. Au bout du compte, ils ont trouvé deux suspects: un virus appartenant à la famille des Iridoviridae et un champignon microscopique unicellulaire Nosema ceranae, déjà montré du doigt par certains chercheurs comme un des principaux pathogènes des colonies en Europe. Après avoir contaminé des abeilles en laboratoire avec ces deux pathogènes, ils ont constaté des taux de mortalité de 100%. «Cela ouvre beaucoup de pistes», estime Michael DuBow.

C’est donc l’association du virus et du champignon qui pourrait être à l’origine du CCD. «Pourquoi pas, admet Yves Le Conte, de l’Inra. C’est peut-être un pas en avant pour le CCD, mais ça n’explique pas tout. D’une part, cette pathologie n’est à l’origine que d’un tiers des mortalités constatées chez les abeilles américaines. D’autre part, on ne sait pas pourquoi les abeilles ont attrapé ces deux parasites. C’est peut-être un pesticide qui a déclenché une baisse d’immunité…»

Un avis partagé par Bernard Vaissière, de l’Inra. «Est-ce que l’association du virus et du champignon est la cause ou la conséquence de la maladie? On n’en sait rien. Il nous manque le scénario. En Europe de l’Ouest, on se focalise en ce moment sur Nosema ceranae qui serait à l’origine de tous les problèmes sanitaires. Or, une étude publiée en ligne dans Apidologie, montre que ce champignon est présent dans les ruches dans les Balkans sans que les abeilles en pâtissent.» En 2009, un rapport de l’Afssa dénombrait une quarantaine de causes possibles à l’origine des mortalités et des affaiblissements de colonies d’abeilles.

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http://www.lefigaro.fr/sciences/2010/10/07/01008-20101007ARTFIG00826-la-disparition-des-abeilles-aux-etats-unis-elucidee.php

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