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La luttre conte le varroa au coeur du combat contre la disparition des abeilles

Dimanche, 19 décembre 2010 08:24 Written by Apiterra 0 Comments

Parution semaine 46, 2010

Recherche apicole

De nouvelles alternatives pour une lutte durable contre le varroa

Les scientifiques venus du monde entier se sont réunis à Macolin pour évaluer de nouvelles pistes de recherche dans la lutte contre le varroa. Le parasite Varroa destructor représente la plus grande menace qui plane sur l’abeille mellifère.

Depuis l’arrivée du varroa, il y a de cela déjà tren- te ans, des spécialistes de la recherche venus du monde entier ne s’étaient encore jamais réunis autour de la même table.

C’est désormais chose faite grâce au workshop organisé par le Centre suisse de recherches apicoles de la station de recherche Agroscope Liebefeld-Posieux ALP ouvert par la conseillère nationale Brigitta Gadient le 2 novembre 2010 à Macolin. Déjà en 2004, elle avait reconnu l’importance de l’abeille pour assurer la pollinisation, ce qui s’était traduit par le dépôt d’une motion pour le soutien de la filière apicole.

Urgente nécessité

En 2006, le Parlement a entériné la motion et l’abeille mellifère a été inscrite dans la Loi fédérale sur l’agriculture en tant qu’animal de rente. Dans son discours inaugural, la conseillère nationale a souligné l’urgente nécessité de mener une recherche tournée vers le développement d’une méthode de lutte durable contre l’acarien varroa, puisqu’il représente un facteur clé dans les pertes d’abeilles qui sont à déplorer chaque année.

Après trente ans de recherches, les scientifiques de la première heure (en partie à la retraite) ont évalué l’état des connaissances avec leurs collègues plus jeunes issus de divers instituts de recherche et ont ensemble identifié quelles pourraient être les nouvelles approches de recherche pour la lutte contre le varroa. A l’avenir, une coopération plus grande entre instituts devrait accélérer la recherche de manière significative. Le work- shop a pu avoir lieu grâce au soutien financier du réseau de recherche COLOSS (Prevention of honey bee COlony LOSSes).

Connaissances en biologie

Trois décennies de recherches et de développement de méthode de lutte contre le varroa n’ont pas pu apporter au jour d’aujourd’hui les résultats et solutions escomptés. Les connaissance accumulées sur la biologie du parasite et de l’hôte permettent en revanche d’ouvrir de nouvelles perspectives de recherches prometteuses.

Optimiser la lutte

Les scientifiques réunis à Macolin ont défini les nouvelles voies de recherches qui ont le plus de chances d’aboutir et en raison de l’urgence du problème du varroa ont établi un plan d’action stratégique. Le but de la recherche à cours terme serait de développer le plus vite possible de nouvelles substances pour la lutte contre le varroa ainsi que d’optimiser l’application des substances déjà connues.

Des antagonistes naturels

La recherche à long terme viserait à trouver des solutions durables. La priorité de la recherche sera de se concentrer sur les moyens de lutte biologique par l’utilisation d’antagonistes naturels comme, par exemple, des champignons pathogènes. Les experts ont aussi reconnu que de nombreuses questions sur la compréhension de la reproduction du varroa sont encore en suspens.

Cela est de grande importance puisque cela représente un autre axe de recherche de méthode de lutte biologique très prometteur. Pour toutes ces solutions durables possibles concernant le problème, une approche interdisciplinaire des projets de recherches sur un grand laps de temps est sans aucun doute nécessaire.

Des abeilles résistantes aux varroas

L’élevage d’abeilles tolérantes au varroa, sur les bases des connaissances actuelles, a été qualifié, au moins à moyen terme, de but utopique à atteindre. Comme résultat de ce workshop, on ne pouvait naturellement pas s’attendre à des solutions immédiates et pratiques. Un plan d’approche a cependant été esquissé et des concertations sur la suite à donner à la recherche au niveau mondial ont été émises. les participants sont unanimes: une étape décisive a été franchie avec succès! En ce sens, l’approche commune entre Apiterra et l’INRA sur les abeilles tolérantes au varroa est prometteuse.

Pollinisation

Par sa fonction de pollinisatrice, l’abeille domestique européenne, Apis mellifera, est essentielle à la croissance des cultures et aux écosystèmes terrestres. En assurant la biodiversité, la pollinisation possède une valeur écologique qui dépasse de loin sa valeur économique de 153 milliards d’euros par an à l’échelle mondiale. En raison de sa propagation quasi mondiale et des dégâts causés, Varroa destructor constitue, notamment par son rôle dans la transmission de virus, la menace la plus sérieuse qui pèse sur l’abeille domestique et donc sur la pollinisation. C’est la raison pour laquelle une solution durable dans la lutte contre l’acarien varroa est indispensable.

Agroscope Liebefeld-Posieux ALP, http://193.247.189.70/agrihebdo/journal/artikel.cfm?id=62641

Essaims sur cadres et paquets d’abeilles disponibles à la vente sur www.eurobeestock.com

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Un forum sur les traitements bio anti varroa

Samedi, 30 octobre 2010 08:32 Written by Apiterra 0 Comments

http://www.apiservices.com/ubb/Forum1/HTML/000682.html

En essence, les différents apiculteurs qui s’expriment préconisent la sélection de reines d’abeilles résistantes au varroa.

En ce sens, le programme de sélection des abeilles résistantes menées en collaboration entre l’INRA et Apiterra est un monde du genre en Europe: www.apiterra.eu

Varroa destructor est un parasite responsable de la mortalité d’un grand nombre de colonies d’abeilles dans le monde. Nous avons caractérisé des populations qui survivent au parasite et voulons connaître les bases de cette tolérance afin d’optimiser leur utilisation en apiculture. L’approche pangénomique nous permet de caractériser le profil d’expression génique d’abeilles résistantes et d’utiliser ce profil comme outil de sélection. Les mortalités massives d’abeilles dans le monde sont dues, en partie à la pression des pathogènes et en particulier du varroa. L’utilisation d’abeilles résistantes au varroa est la base de la mise au point d’une lutte intégrée contre l’acarien et pourra permettre aux apiculteurs de limiter l’utilisation de molécules acaricides dans les ruches et les inconvénients qu’elles représentent : résistance des varroas, résidus et accumulations dans les cires.

Résultats :
Nous avons identifié des colonies d’abeilles qui survivent, sans  aucun traitement depuis plus de 12 ans, à différents pathogènes, en particulier au varroa. Ce résultat est spécialement encourageant lorsque l’on connaît l’importance des mortalités d’abeilles actuellement. Il reste donc en France des abeilles qui non seulement résistent aux maladies, mais ne connaissent pas de dépopulations massives depuis 12 ans maintenant. L’étude de la variabilité des populations de varroas montre une structure clonale, et les causes de la tolérance sont à rechercher chez l’abeille. L’approche pangénomique a permis de caractériser les profils d’expression génique liés à la parasitose chez les larves d’abeilles sensibles ou résistantes. Une base comportementale, plutôt qu’immunologique, de la résistance au varroa est à privilégier. L’étude, réalisée en collaboration USDA, de l’expression des gènes liés au comportement d’abeilles adultes ayant la capacité de détruire les varroas, a montrée qu’un petit nombre de gènes, dont certains sont liés à l’olfaction, peuvent être associés à ce phénotype résistant au varroa 

Perspectives, impact à terme :
Les abeilles tolérantes au varroa peuvent être utilisées dans un contexte de production apicole et de production intégrée. Cette approche devra permettre la mise au point d’une sélection efficace des abeilles.
L’approche pangénomique peut-être étendue à d’autres pathogènes et à l’effet d’autres stress environnementaux, en particulier des pesticides, afin d’utiliser cette technique comme outil de sélection et de diagnostique.

Partenaires :

  • Pr. Gene E. Robinson, University of Illinois at Urbana-Champaign, USA.
  • Dr. John Harbo, USDA, Honey Bee Breeding Laboratory, Baton Rouge, LA  70820   USA
  • Dr. Jay Evans, USDA-ARS Bee Research Lab, Beltsville, MD 20705  USA
Valorisation :
Les populations d’abeilles résistantes au varroa pourraient être multipliées et utilisées par les apiculteurs. Les résultats d’expression génique pourront être utilisés dans la mise au point d’outils de sélection ou de diagnostique. 

Bibliographie :

  • Navajas M, Le Conte Y, Solignac M, Cros-Arteil S, Cornuet JM. 2003. The complete sequence of the mitochondrial genome of the honeybee ectoparasite mite Varroa destructor (Acari : Mesostigmata) (vol 19, pg 2313, 2002). Mol. Biol. Evol. 20:663
  • Solignac M, Cornuet JM, Vautrin D, Le Conte Y, Anderson D, et al. 2005. The invasive Korea and Japan types of Varroa destructor, ectoparasitic mites of the Western honeybee (Apis mellifera), are two partly isolated clones. Proceedings of the Royal Society B-Biological Sciences 272:411-9
  • Le Conte Y, de Vaublanc G, Crauser D, Jeanne F, Rousselle J-C, Bécard J-M. 2007. Honey bee colonies that have survived Varroa destructor. Apidologie 38:1–7
  • Navajas M, Migeon A, Alaux C, Cros-Arteil S, Martin-Magniette ML, Robinson GE, Evans JD , Crauser D, Le Conte Y. Differential gene expression of the honey bee Apis mellifera associated with Varroa destructor infection. Soumis à BMC Genomics.

 

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Une abeille résistante au varroa au Royaume-Uni?

Mardi, 14 septembre 2010 09:17 Written by Apiterra 0 Comments

UK bee industry abuzz with mite resistant breed

LONDON, Aug. 25, 2010 (Reuters) — A British beekeeper said on Wednesday he may have discovered a strain of honey bee immune to a parasite that has been gradually wiping out populations of the vital insect worldwide.

Scientists have been trying to find a way to fight the pesticide-resistant Varroa mite. But now a retired heating engineer who has spent 18 years searching for a mite-resistant breed may have made a breakthrough. Ron Hoskins, 79, from Swindon in southern England, says he has managed to isolate and breed a strain of bees which « groom » one another, removing the mites. Since making his discovery, which he said happened by chance, he has been artificially inseminating queen bees in the hope they will establish themselves. « The Varroa mite has been causing havoc with colonies in countries all over the world, apart from Australia. It has spread at an alarming rate and is very destructive, » Hoskins told Reuters. « If this problem is left unchecked it could be a disaster for the food chain waiting to happen, » he added. He said recent research had found that more than two thirds of all Britain’s honeybees have been lost to the parasite. He is now looking for funding to further his research and has had an invitation from Australian officials and counterparts eager to keep the parasite at bay. Bees, like other insects and birds, are crucial for pollinating crops and plant species which, just as importantly, absorb carbon dioxide and produce oxygen. HABITAT LOSS ADAS, a British environmental consultancy, says bees are responsible for pollinating British crops worth up to 200 million pounds ($308.4 million) a year. Apples, pears, plums and raspberries are all heavily reliant on their deftness. Globally, the value to agricultural markets is estimated to be up to 130 billion pounds, experts say. But the humble worker bee population has come under enormous strain from habitat loss, bad weather and disease in the last few decades. In Britain alone, known colonies were found to have been cut by half between 1985 and 2005, according to the British Beekeepers’ Association (BBKA). The Varroa mite has been one of the prime culprits for the bee’s demise. Arriving from the Far East the parasite wormed its way through colonies in Europe, before becoming endemic in the UK in 1992. The BBKA said Hoskins’ work was a potentially exciting discovery, though cautioned that it was still early days. « Ron is a very experienced beekeeper. His research is small scale, but it is promising, » a spokeswoman said. « Any research like this is welcome, remembering that one in three mouthfuls of what everybody eats is down to bee pollinations. » (Editing by Ralph Boulton).

http://www.newsdaily.com/stories/tre67o4sn-us-britain-bees/

Apiterra invest 15% of his turnover in R&D to save the bees in Europe: www.apiterra.eu

Beenucks, queens, and package bees available at www.eurobeestock.com

Apiterra et l’INRA collaborre sur la lutte contre le varroa: http://www.apiterra.fr/wp/wp-admin/page.php?action=edit&post=70

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La technique du Dead Drone Disposal dans le contrôle du varroa

Dimanche, 05 septembre 2010 09:43 Written by Apiterra 0 Comments

Jerry Hayes, American Bee Journal, September 2010.

Well, the technique you mention for varroa control by freezing the attractive to varroa drone brood and then returning it to the colony is a component of IPM strategy. When the frozen frame/comb of drone brood is returned to the colony, they are not eating it for its nutritional value. They are, in fact, opening the cells with the dead and decaying drone pupae and larvae and grabbing, shredding and pulling out this “garbage”. When a “house cleaning” bee has a hunk of dead drone flesh in her mouth it isn’t to eat, it is to get it out of the colony. Just like you would not allow a dead dog or cat to lie in the middle of your kitchen floor for very long before removing and burying it, honey bees are equally hygienic to keep their home and sisters clean and free of disease. Freeze the frame, put it back in the colony and go do something else. They’ll take care of clean up. Another method is to simply discard the frozen comb of drone brood and start with fresh drone foundation.

Apiterra et l’INRA collaborre dans un programme de développement de l’abeille résistante au varroa: http://www.apiterra.fr/wp/index.php/abeilles-resistantes-varroa

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Une abeille résistante à la teigne ne l’est pas forcément au Varroa

Samedi, 04 septembre 2010 09:45 Written by Apiterra 0 Comments


Une abeille résistante à la teigne ne l’ai pas forcément au Varroa, et cela est probablement due au processus de désoperculatione et de réoperculation.

Un article passionnant signé Jerry Hayes pour l’American Bee Journal.

There are trails and two circles around cells that look like recapped pupae. The raised uncapped pupae appear to be in the process of being recapped. So, what are the bees chasing? The uncapped pupae with the raised edges are the result of hygienic bees enlarging the cell diameter to chase something (wax moth larva) around the bee pupa. When they recap it afterwards, the entire wax moth trail will have a raised and discolored appearance (as you see along the white trail). So, my first thought is that this is a hygienic track from bees chasing a wax moth larvae. I say that because there are so many recapped cells and a few uncapped pupae in a single path that it must be the result of a local phenomenon. It may be a L1 or L2 wax moth larva that can be easily missed with the naked eye. I often see this kind of trail and under a microscope, you can usually find a small wax moth larva. The only other critter that could lead to a localized hygienic response like that would be small hive beetle larvae, but a trail that large would also probably show some slime or soiling (which is not apparent). Having said that, if this is an extremely hygienic colony, they may be uncapping most or all pupae, inspecting them, and then recapping all of those that they do not remove. The two circled pupae could be recapped—and all around them are other pupae with a similar appearance of the cap (what looks like a sunken hole in the middle). This is often caused when a hygienic bee uncaps to smell or look inside, and other bees recap the pupa and never remove it. Some highly hygienic colonies will do this, and we don’t know why yet. Thank you Jeff. Interesting that it may be a seemingly “good trait” like hygienic behavior in response to something else like wax moth or…whatever and then repaired. Question: Can there be too much hygienic behavior? It is interesting; I have found that many stocks of bees are very sensitive to wax moth larvae. I think that the relationship between that hive pest and bees is older than some of the new problems (e.g. Varroa), and bees in general have developed a very good detection and removal ability using hygiene to remove wax moths. However, colonies good at hygienic removal of wax moths are not necessarily good at removing Varroa, chalkbrood or anything else. This seems a little odd to me EXCEPT that the cues for detection are likely different. In the case of wax moths, the bees need to smell the wax moth larvae and NOT necessarily any odors related to an injured host bee. Detection of disease, dead or sick bee larvae probably involve detection of “sick bee” odors. Yes, I think there can be too much hygiene. I don’t have hard evidence, just a sense of things after many years of selecting for very high hygienic behavior. It seems that extremely hygienic colonies will actually investigate all or about 90% of the capped pupae in a brood nest—uncapping each one, smelling and looking inside, and if they don’t remove an infested or diseased host pupa, they will reseal or recap the cell. I have seen several cycles of uncapping-recapping for a single pupa. The problem with this behavior is probably two-fold: 1. The cell cap is there for a reason (e.g. humidity control within the brood cell) and removing it for prolonged periods of time could be detrimental to the developing larva and 2. Certain bacteria can be transmitted in the vegetative stage (e.g. European foulbrood bacterium) by hygienic bees. So, the very act of patrolling and hygienically inspecting too many cells could actually accentuate propagation of a bacterium that causes disease. Again, this is mostly speculation, but there must be some reason that Nature does not allow hygienic behavior to become as high as we can make it with breeding. There must be a cost to resistance with hygiene, and we still do not fully understand what it is.

Apiterra et l’INRA collabore au développement d’abeilles résistantes au varroa: http://www.apiterra.fr/wp/index.php/abeilles-resistantes-varroa

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