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Category: Pratiques apicoles

Gare au frelon asiatique !

Samedi, 16 juillet 2011 09:25 Written by Apiterra 0 Comments
Par Christophe Doré  15/07/2011  : http://www.lefigaro.fr/sciences/2011/07/16/01008-20110716ARTFIG00004-gare-au-frelon-asiatique.php«Vespa velutina», ou frelon à pattes jaunes, est un redoutable prédateur venu d’Asie. Cette espèce s’est répandue en moins de sept ans dans trente-neuf départements français. Agressif s’il se sent menacé, ce frelon se révèle aussi un impitoyable tueur d’abeilles.

 Le frelon d'Asie se comporte comme ses congénères européens : il devient agressif s'il est menacé. Il est surtout dangereux en cas de piqûres multiples ou pour les personnes souffrant d'allergies. (Goetgheluck.com)
Le frelon d’Asie se comporte comme ses congénères européens : il devient agressif s’il est menacé. Il est surtout dangereux en cas de piqûres multiples ou pour les personnes souffrant d’allergies. (Goetgheluck.com)

 

Le drame s’est produit le 11 juin dernier. Marie-Claire Jugla, âgée de 59 ans, lisait tranquillement allongée sur son lit, dans sa maison de Saint-Laurent-Médoc, en Gironde. Les fenêtres étaient ouvertes. Soudain, elle a appelé son mari au secours. Celui-ci s’est précipité. Marie-Claire avait été piquée à la gorge, au bras, sur le ventre. Transportée dans un état critique au service des urgences du CHU de Bordeaux, elle décédait huit jours plus tard.

Le décès de Marie-Claire Jugla est le premier cas de mort confirmée par une attaque de frelon asiatique à pattes jaunes, Vespa velutina. En 2008, en Dordogne, un homme en aurait été victime alors qu’il tondait la pelouse de son jardin. «Mais la preuve scientifique qu’il s’agissait bien de Vespa velutina n’a pas été apportée», rappelle Claire Villemant, entomologiste au Muséum national d’histoire naturelle.

Claire Villemant est la grande spécialiste française de Vespa velutina. Elle a révélé l’invasion imminente de cette espèce dès 2005. Une histoire étonnante qui commence un an plus tôt. «Au nord d’Agen, à Villeneuve-sur-Lot exactement, un homme a alerté les services de la protection des végétaux, raconte l’entomologiste. Il affirmait avoir chez lui des frelons d’origine chinoise. Mais il n’a pas donné plus de précisions ni envoyé de spécimen.» Ce n’est que plus tard, alors qu’une femme fait parvenir à l’entomologiste des spécimens morts de frelons à pattes jaunes, et que d’autres entomologistes confirment la présence de nids en France, que cette information intrigue la chercheuse.

En scientifique rigoureuse, Claire Villemant traque le mystérieux informateur et le retrouve. «Il m’a expliqué qu’il importait des poteries en provenance de Shanghaï pour le compte de producteurs de bonsaïs. Il avait déjà vu des frelons noirs dans le Yunnan et, quand il a découvert les mêmes chez lui, il a fait le rapprochement.»

Il est probable qu’une reine en hibernation dans une des poteries a traversé les continents avant de se réveiller du côté d’Agen et de poursuivre ce pour quoi la nature l’avait programmée. «Cette hypothèse s’avère de plus en plus crédible, confirme Claire Villemant, qui poursuit: l’hiver suivant, l’homme a vu deux énormes nids dans ses arbres et il les a détruits, pensant que le problème était réglé. Il ne savait pas que les frelons sexués quittent le nid dès l’automne.» Trop tard. Le mal était fait. L’invasion du redoutable prédateur pouvait commencer.

 

Frelons capturés par des chercheurs de l'Inra de Bordeaux afin d'être étudiés. (Jean-Bernard Nadeau/Look at sciences)
Frelons capturés par des chercheurs de l’Inra de Bordeaux afin d’être étudiés. (Jean-Bernard Nadeau/Look at sciences)

 

Ce frelon asiatique se comporte comme ses congénères européens. L’appeler «frelon asiatique» est d’ailleurs impropre, car toutes les espèces de frelons viennent d’Asie. Vingt-deux ont été découvertes au total sur le continent asiatique et en Océanie, mais seules deux d’entre elles se sont aventurées beaucoup plus loin. D’abord, le frelon d’Europe, dont l’invasion a été stoppée par l’Atlantique il y a quelques milliers d’années. Ensuite, le frelon oriental, qui a conquis les rives sud de la Méditerranée, la Grèce, la Sicile.

Dorénavant, il faudra compter avec Vespa velutina. Cet Attila des hyménoptères, originaire des zones tempérées du Cachemire et de la Chine, a envahi 39 départements français en moins de sept ans. «La plupart des pays d’Europe ont un risque non négligeable de voir le frelon à pattes jaunes s’y acclimater, avec une probabilité plus forte le long des côtes atlantiques et du nord de la Méditerranée», alerte une étude scientifique dirigée par Claire Villemant et publiée mi-juin par le journal Biological Conservation.

Malgré le décès survenu en Gironde, le frelon à pattes jaunes ne serait ni plus ni moins agressif que les guêpes ou les frelons européens qui habitent nos campagnes. Le centre antipoison et de toxicovigilance de Marseille, en charge d’une étude sur cette question, le confirme. Vespa velutina reste dangereux dans trois cas précis : des piqûres multiples ou une piqûre simple mais localisée sur des muqueuses et, surtout, des piqûres sur des personnes allergiques au venin d’hyménoptère. Comme Marie-Claire Jugla. «Le frelon asiatique n’attaque pas si on se tient à une distance de trois à quatre mètres de son nid, explique encore Claire Villemant. De plus, il n’est pas attiré par la lumière, contrairement au frelon d’Europe. Il y a donc peu de risque de le découvrir dans les maisons à la tombée de la nuit.»

La rapidité de son invasion est malgré tout préoccupante. Les scientifiques ne savent pas comment la ralentir alors qu’elle commence à avoir des conséquences graves sur les populations d’abeilles, déjà menacées par ailleurs. L’abeille est en effet un des mets favoris de Vespa velutina. Comme tout prédateur, il cherche les victimes les plus faciles à trouver et qui résistent le moins. Une communauté d’abeilles déjà mal en point, victime des pesticides, du parasite varroa ou d’autres virus, devient une cible idéale. L’hécatombe peut alors commencer. Le frelon reste en vol stationnaire devant la ruche et attaque l’abeille qui rentre chargée de pollen. Il l’attrape en plein vol et la décortique pour ne garder que le thorax qui abrite les muscles du vol, riches en protéines. Cette présence permanente devant les ruches est d’autant plus dangereuse qu’elle perturbe l’activité de butinage. L’hiver venu, la ruche peut mourir de faim.

Les abeilles chinoises ont appris à se défendre contre les frelons à pattes jaunes. Elles forment une boule autour d’eux et augmentent la température par frottement de leurs ailes. Au-delà de 45 °C, le frelon meurt d’hyperthermie. «Nos abeilles ne maîtrisent pas cette technique, regrette Claire Villemant. Mais des observations récentes semblent montrer qu’elles développent des techniques de défense efficaces.» Il faudra attendre quelques décennies pour que les abeilles françaises maîtrisent les techniques de combat de leurs congénères chinoises. La vengeance des abeilles françaises n’est donc pas pour demain. Le frelon à pattes jaunes, lui, continue sa marche conquérante. Sans état d’âme.

 
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De quoi meurent les abeilles… Petite métaphore de Martin Hirsch

Mardi, 12 juillet 2011 10:08 Written by Apiterra 0 Comments

http://martinhirsch.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/07/10/de-quoi-meurent-les-abeilles.html – 10.07.2011

De quoi meurent les abeilles… Petite métaphore

une équipe de chercheurs de Clermont Ferrand semble avoir élucidé le mystère de la mort des colonies d’abeille, qui donne lieu à une extraordinaire controverse depuis une dizaine d’années.

APiculteurs, écologistes, scientifiques, producteurs de pesticides se disputaient intensément pour savoir ce qui est responsable de ces hécatombes dans les ruches. Les apiculteurs incriminaient les produits phytosanitaires, relevant la concommitance de l’usage de certains produits hyperpuissants avec la constatation de mortalité brutale de colonies entières. Les producteurs de pesticides, soutenus par de nombreux scientifiques, réfutaient cette responsabilité en incriminant de mauvaises pratiques apicoles, laissant les colonies être envahies par des parasites.

Ce qui était en jeu, c’était bien sûr l’équilibre fragile de la petite filière apicole. Mais c’était aussi la protection de l’environnemnent et de la santé humaine. En effet, les abeilles sont souvent considérées comme les « sentinelles » de l’environnement. Sensibles, elles sont les premières touchées par les pollutions. quand les abeilles meurent, cela n’est bon signe par personne. Quand la biodiversité diminue, les abeilles souffrent les premières.

J’ai assisté à ces polémiques quand j’étais responsable de l’agence française de sécurité sanitaire des aliments, alors l’AFSSA, devenue l’ANSES, désormais responsable de la sécurité des aliments et de la santé environnementale.

A l’époque, les échanges entre les protagonistes étaient d’une rare violence. Pour exonérer les produits phytosanitaires, les scientifiques mettaient en avant des données expérimentales : des abeilles devaient être exposées, en ruche de laboratoire, à des doses extrêmement fortes de pesticides pour mourir. En revanche, elles semblaient supporter les doses incriminées dans les épisodes de mortalité massive.

Que semble avoir montré les nouveaux travaux scientifiques? QUe lorsque les abeilles sont infestées par des parasites, il suffit de doses très très faibles de pesticide pour les tuer. La clé du mystère serait donc qu’il faudrait à la fois le parasite et le pesticide pour tuer massivement les abeilles.

Ce n’est pas la responsablité de l’un et l’innocence de l’autre, c’est la combinaison des deux facteurs qui serait en cause.

VOilà qui est très intéressant.

D’abord, parce que cela permettra peut-être de fonder des stratégies efficaces de prévention.

Ensuite, parce que cela peut réouvrir la question de l’usage de ces produits phytosanitaires. Il sera à cet égard instructif de voir ce que l’ANSES et ses comités d’experts préconiseront à la suite de ces travaux.

Ces données si elles se confirment, ouvrent des perspectives sur la combinaison des causes à l’origine de problèmes de santé ou d’environnement.

Enfin, c’est une métaphore assez pertinente de ce qu’on observe en économie et dans le social. Les uns et les autres s’épuisent à vouloir faire triompher chacun sa cause, en niant l’approche des adversaires. On recherche « la » cause, souvent guidée par des arguments purement idéologiques, en y apportant des réponses fortement partielles et souvent inefficaces, bien que dispendieuses.

peut-être que le débat politique gagnerait à méditer les raisons pour lesquelles les abeilles meurent… et à chercher pourquoi pauvreté et chômage persistent dans nos ruches humaines… avec des victimes aussi nombreuses

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Premier réflexe en cas d’essaimage

Mardi, 17 mai 2011 08:49 Written by Apiterra 0 Comments

Les haies et propriétés foncières des agriculteurs offrent de nombreux refuges aux abeilles qui sont actuellement en pleine période d’essaimage. Ces insectes protégés pourront être récupérés par un «happy-culteur», pour cela une démarche simple est à suivre.

Les abeilles sont inoffensives lorqu’elles essaiment

Les abeilles sont inoffensives lorqu’elles essaiment

Le soleil radieux du mois d’avril a sonné le départ de la saison de l’essaimage pour les abeilles. Les agriculteurs qui possèdent des lieux d’accueils privilégiés pour ces insectes mellifères sont en première ligne pour voir débarquer la reine et sa cour. En effet, hangars, granges, bâtiments d’élevages, haies, offrent de multiples possibilités de logement pour ces locataires particuliers.

Si devenir producteur de miel ne fait pas parti de vos projets, voici la démarche à suivre pour faire déménager les membres de cette espèce protégées « Apis Mellifera » :

1. s’assurer que ce sont des abeilles et non des guêpes ;

2. asperger de l’eau en pluie fine sur l’essaim, pour le fixer et laisser plus de temps à l’apiculteur pour intervenir. Si l’essaim est installé depuis plusieurs jours cela n’est pas nécessaire. Dans ce dernier cas il est d’ailleurs préférable de ne pas déranger la colonie qui aura retrouvée sa capacité de piquer;

3. contacter directement et rapidement un apiculteur qui sera content de pouvoir combler une partie de ses pertes hivernales. Il est aussi possible d’avoir recours à une association par l’intermédiaire d’annuaires existants. Dans le cas échéant, contacter les pompiers qui possèdent une liste de coordonnées.

Il faut refuser dans tous les cas de figure une intervention payante.

Les essaims se fixent parfois temporairement avant de repartir vers une direction plus adaptée. Le processus de reproduction des abeilles repose sur la naissance printanière d’une nouvelle reine dans chaque colonie.

Une fois la jeune reine mature, la plus âgée quitte la colonie avec une partie des ouvrières et des mâles pour s’installer dans un nouvel endroit propice.

Cette « transhumance » impressionnante avec ce nuage noir créé par des milliers d’abeilles est pourtant sans danger. Les abeilles qui se sont gorgées de miel pour réaliser leurs périples sont alors inoffensives.

En savoir plus: http://www.terre-net.fr/actualite-agricole/france-local/article-essaim-abeille-apis-mellifera-apiculteur-203-70380.html

Une question: appeller Eurobeestock.

Achats et ventes d’essaims sur cadres et paquets d’abeilles: www.eurobeestock.com

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