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Category: Parasites

Le frelon asiatique poursuit son invasion

Mercredi, 03 août 2011 07:54 Written by Apiterra 0 Comments

http://www.europe1.fr/France/Le-frelon-asiatique-poursuit-son-invasion-653433/ Par Nicolas Gauduin Publié le 2 août 2011 à 19h11Mis à jour le 2 août 2011 à 21h24

Thorax brun foncé, tacheté d’orange sur la tête et l’abdomen, le frelon asiatique prolifère dans le Sud-Ouest.

Thorax brun foncé, tacheté d’orange sur la tête et l’abdomen, le frelon asiatique prolifère dans le Sud-Ouest. © MAXPPP

 

Il est présent dans 39 départements de France et devrait bientôt s’étendre à toute l’Europe.

L’invasion progresse chaque année. Probablement arrivé de Chine vers le Lot-et-Garonne en 2004, dans une cargaison de poteries, le frelon asiatique a colonisé en sept ans tout le quart Sud-Ouest de la France. Il a déjà été signalé dans quelque 39 départements, j usqu’en Seine-Saint-Denis .

© Muséum d’Histoire naturelle

Le prédateur numéro 1 des abeilles

Le frelon asiatique est surtout le cauchemar des abeilles : ce redoutable prédateur en a fait sa nourriture favorite. Dans les départements envahis, ses attaques contre les ruches sont incessantes et les apiculteurs ne peuvent qu’avouer leur impuissance face au raz-de-marée.

Le scénario est toujours le même. Les essaims d’abeilles sont harcelés tout l’été. Thorax brun foncé, tacheté d’orange sur la tête et l’abdomen, le frelon asiatique attaque les butineuses, les décapite, leur arrache pattes et ailes, avant d’emporter leur thorax pour nourrir sa colonie.

Puis à partir de septembre, les abeilles gardiennes se faisant moins nombreuses à l’entrée de la ruche, les frelons asiatiques pénètrent directement dans les ruches et s’attaque directement aux couvains.

Moins d’abeilles, moins de naissances, moins de ressources pour nourrir la reine, qui s’affaiblit et meurt… La population de la ruche est condamnée d’avance. Certains producteurs de miel ont beau faire obstacle de leur corps et repousser les assaillants à coups de tapette, leur effort est dérisoire.

Âmes sensibles, s’abstenir : voici l’extrait d’un documentaire de la BBC, montrant l’attaque d’une ruche de 30.000 abeilles par un essaim de 30 frelons. Une véritable hécatombe.

Bientôt dans toute l’Europe

L’installation de Vespa Velutina pourrait rapidement prendre des proportions bien supérieures. Le Museum d’Histoire naturelle prévoit l’extension prochaine de cette espèce invasive. « La plupart des pays d’Europe ont un risque non négligeable de voir le Frelon à pattes jaunes s’y acclimater », indique un communiqué publié en juin.

Les régions où le frelon asiatique pourrait le plus facilement s’acclimater sont celles où il est le plus présent aujourd’hui : la côte Atlantique et le nord de la Méditerranée. Mais la péninsule des Balkans ou encore la Turquie devraient également bientôt subir ses incursions.

© Muséum d’Histoire naturelle

Un premier décès en juin dernier

Quant au danger pour l’homme, il reste relatif, même si le frelon asiatique a fait une première victime avérée en juin, en Gironde. Le problème vient davantage de sa prolifération que de son agressivité, comparable à celle des guêpes ou frelons européens que l’on croise le plus souvent en France.

Pour ne pas courir de risque, la condition reste de ne surtout pas approcher son nid à moins de cinq mètres. Etant donné la propension en hausse de cette espèce à installer ses nids au beau milieu de certaines communes du Sud de la France, dans les branches des arbres, les incidents pourraient bien se multiplier dans les années à venir.

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Abeilles et insecticides : une clef du mystère

Samedi, 16 juillet 2011 09:35 Written by Apiterra 0 Comments
Par Sylvestre Huet, le 8 juillet 2011 : http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2011/07/abeilles-et-insecticides-une-clef-du-myst%C3%A8re.html

Abeille CNRS  

(photo © Philippe Poirier et Cyril Vidau, Cnrs.)

C’est un couple parasite plus insecticide qui pourrait expliquer certaines des mortalités massives d’abeilles domestiques. Une étude publiée dans Plos One par une équipe du Cnrs et de l’Inra l’affirme.

Ces mortalités soulèvent une vive polémique depuis plusieurs années. Des apiculteurs mettent en cause les produits phytosanitaires, tandis que les producteurs se défendent à coups d’expériences de laboratoire montrant l’innocuité de leurs molécules aux doses utilisées en champs par les agriculteurs.

Depuis quelques années, la piste de synergies fatales entre plusieurs causes de ces effondrements des populations d’abeilles est poursuivie. Synergies entre l’environnement, les nourritures disponibles, les parasites ou virus attaquant les abeilles et les molécules insecticides des produits phytosanitaires. Déjà de premiers résultats réalisés notamment grace à des analyses moléculaires massives de cadavres d’abeilles montraient que c’est la présence simultanée de virus, de parasite et de molécules de différents produits sanitaires qui pouvait expliquer ces mystérieuses mortalités, très inquiétante en raison du rôle pollinisateur des abeilles pour de très nombreuses cultures.

C’est une équipe de scientifiques du Laboratoire Microorganismes : Génome et Environnement (CNRS/Université Blaise Pascal Clermont-Ferrand 2, ici le site de l’équipe concernée) et du Laboratoire de Toxicologie Environnementale (INRA Avignon, voir ici) qui vient d’expliquer une part de mystère : comment des doses très faibles, beaucoup plus faibles que les préconisations des industriels, peuvent tout de même jouer un rôle dans la disparition d’une population d’abeilles. Pour le mettre en évidence, ils ont soumis en laboratoires des jeunes abeilles saines et des jeunes abeilles infestées du parasite Nosema ceranae, un champignon microscopique colonisant leur intestin, à des doses très petites mais chroniques de fipronil et thiaclopride, deux molécules très différentes, utilisées pour des insecticides agricoles.

Or, les abeilles infectées par Nosema ceranae et exposées régulièrment aux insecticides succombent, tandis que les abeilles saines supportent très bien ces doses d’insecticides. Cet effet combiné survient même pour une exposition quotidienne à des doses de chaque insecticide de plus de 100 fois inférieures à la DL50 - c »est à dire la dose qui tue en laboratoire la moitié des abeilles.

L’effet létal observé ne dépend pas de la famille d’insecticides puisque les deux molécules étudiées, le fipronil et le thiaclopride, sont très différent au niveau moléculaire. D’ailleurs, les scientifiques n’ont pas encore élucidé le mode d’action responsable de cette synergie. En tout cas, il semble que la concommittance entre une nosémose (c’est le nom de la maladie provoquée par le parasite) et ces molécules insecticides pourrait expliquer certains cas de mortalité massive.

Le fipronil a été inventé en 1987 par Rhône-Poulenc et est aujourd’hui commercialisé sous le nom de Regent par BASF. Ce produit a été mis en cause par les apiculteurs, mais les études de laboratoires ne parvenait pas à démontrer son mode d’action contre les abeilles aux doses recommandées.

Abeille injection du parasite-Claudia Dussaubat

Le thiaclopride se trouve dans les produits  Biscaya et Calypso de Bayer CropScience et une molécule  proche (imidaclopride) se trouve dans le Gaucho du même industriel. L’équipe d’Avignon de l’Inra avait déjà montré en février 2010 que l’interaction entre l’imidaclopride et la nosémose était dévastatrice pour les abeilles. (A droite, une abeille reçoit l’infestation par le champignon dans le cadre de cette dernière étude). Cette expérience avait montré, expliquait l’Inra à l’époque : «Alors que Nosema et l’imidaclopride seuls n’ont aucun effet, leur combinaison provoque une réduction significative de la production de glucose oxydase. Ceci suggère sur le long-terme, en plus des effets immédiats de ces deux agents sur la mortalité des abeilles, une sensibilité accrue de la ruche aux pathogènes, due à la diminution des antiseptiques produits.»

D’après Luc Belzunces, (l’un des auteurs de ces études à l’Inra Avignon) ce résultat vient confirmer d’autres travaux.  Pour lui, il faut placer cette découverte dans un cadre plus général : «Les abeilles sauvages déclinent, or les abeilles sauvages n’ont pas de varroa (un autre parasite mis en cause), d’autres pollinisateurs déclinent, l’entomofaune en général décline comme les populations d’oiseaux qui se nourrissent d’insectes...» Pour le chercheur c’est bien l’usage massif des produits phytosanitaires dont les effets à faibles doses ont été sous-estimés car les études n’ont pas pris en compte ce type de phénomènes qui explique cette tendance lourde (lire également ici cette étude sur la biodiversité versus surfaces agricoles à l’échelle de l’Europe). Du coup, il ne sera pas facile de résoudre ce problème en changeant de molécule insecticide.

► Le communiqué Cnrs et Inra est ici.

► L‘article de Plos One est ici.

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Gare au frelon asiatique !

Samedi, 16 juillet 2011 09:25 Written by Apiterra 0 Comments
Par Christophe Doré  15/07/2011  : http://www.lefigaro.fr/sciences/2011/07/16/01008-20110716ARTFIG00004-gare-au-frelon-asiatique.php«Vespa velutina», ou frelon à pattes jaunes, est un redoutable prédateur venu d’Asie. Cette espèce s’est répandue en moins de sept ans dans trente-neuf départements français. Agressif s’il se sent menacé, ce frelon se révèle aussi un impitoyable tueur d’abeilles.

 Le frelon d'Asie se comporte comme ses congénères européens : il devient agressif s'il est menacé. Il est surtout dangereux en cas de piqûres multiples ou pour les personnes souffrant d'allergies. (Goetgheluck.com)
Le frelon d’Asie se comporte comme ses congénères européens : il devient agressif s’il est menacé. Il est surtout dangereux en cas de piqûres multiples ou pour les personnes souffrant d’allergies. (Goetgheluck.com)

 

Le drame s’est produit le 11 juin dernier. Marie-Claire Jugla, âgée de 59 ans, lisait tranquillement allongée sur son lit, dans sa maison de Saint-Laurent-Médoc, en Gironde. Les fenêtres étaient ouvertes. Soudain, elle a appelé son mari au secours. Celui-ci s’est précipité. Marie-Claire avait été piquée à la gorge, au bras, sur le ventre. Transportée dans un état critique au service des urgences du CHU de Bordeaux, elle décédait huit jours plus tard.

Le décès de Marie-Claire Jugla est le premier cas de mort confirmée par une attaque de frelon asiatique à pattes jaunes, Vespa velutina. En 2008, en Dordogne, un homme en aurait été victime alors qu’il tondait la pelouse de son jardin. «Mais la preuve scientifique qu’il s’agissait bien de Vespa velutina n’a pas été apportée», rappelle Claire Villemant, entomologiste au Muséum national d’histoire naturelle.

Claire Villemant est la grande spécialiste française de Vespa velutina. Elle a révélé l’invasion imminente de cette espèce dès 2005. Une histoire étonnante qui commence un an plus tôt. «Au nord d’Agen, à Villeneuve-sur-Lot exactement, un homme a alerté les services de la protection des végétaux, raconte l’entomologiste. Il affirmait avoir chez lui des frelons d’origine chinoise. Mais il n’a pas donné plus de précisions ni envoyé de spécimen.» Ce n’est que plus tard, alors qu’une femme fait parvenir à l’entomologiste des spécimens morts de frelons à pattes jaunes, et que d’autres entomologistes confirment la présence de nids en France, que cette information intrigue la chercheuse.

En scientifique rigoureuse, Claire Villemant traque le mystérieux informateur et le retrouve. «Il m’a expliqué qu’il importait des poteries en provenance de Shanghaï pour le compte de producteurs de bonsaïs. Il avait déjà vu des frelons noirs dans le Yunnan et, quand il a découvert les mêmes chez lui, il a fait le rapprochement.»

Il est probable qu’une reine en hibernation dans une des poteries a traversé les continents avant de se réveiller du côté d’Agen et de poursuivre ce pour quoi la nature l’avait programmée. «Cette hypothèse s’avère de plus en plus crédible, confirme Claire Villemant, qui poursuit: l’hiver suivant, l’homme a vu deux énormes nids dans ses arbres et il les a détruits, pensant que le problème était réglé. Il ne savait pas que les frelons sexués quittent le nid dès l’automne.» Trop tard. Le mal était fait. L’invasion du redoutable prédateur pouvait commencer.

 

Frelons capturés par des chercheurs de l'Inra de Bordeaux afin d'être étudiés. (Jean-Bernard Nadeau/Look at sciences)
Frelons capturés par des chercheurs de l’Inra de Bordeaux afin d’être étudiés. (Jean-Bernard Nadeau/Look at sciences)

 

Ce frelon asiatique se comporte comme ses congénères européens. L’appeler «frelon asiatique» est d’ailleurs impropre, car toutes les espèces de frelons viennent d’Asie. Vingt-deux ont été découvertes au total sur le continent asiatique et en Océanie, mais seules deux d’entre elles se sont aventurées beaucoup plus loin. D’abord, le frelon d’Europe, dont l’invasion a été stoppée par l’Atlantique il y a quelques milliers d’années. Ensuite, le frelon oriental, qui a conquis les rives sud de la Méditerranée, la Grèce, la Sicile.

Dorénavant, il faudra compter avec Vespa velutina. Cet Attila des hyménoptères, originaire des zones tempérées du Cachemire et de la Chine, a envahi 39 départements français en moins de sept ans. «La plupart des pays d’Europe ont un risque non négligeable de voir le frelon à pattes jaunes s’y acclimater, avec une probabilité plus forte le long des côtes atlantiques et du nord de la Méditerranée», alerte une étude scientifique dirigée par Claire Villemant et publiée mi-juin par le journal Biological Conservation.

Malgré le décès survenu en Gironde, le frelon à pattes jaunes ne serait ni plus ni moins agressif que les guêpes ou les frelons européens qui habitent nos campagnes. Le centre antipoison et de toxicovigilance de Marseille, en charge d’une étude sur cette question, le confirme. Vespa velutina reste dangereux dans trois cas précis : des piqûres multiples ou une piqûre simple mais localisée sur des muqueuses et, surtout, des piqûres sur des personnes allergiques au venin d’hyménoptère. Comme Marie-Claire Jugla. «Le frelon asiatique n’attaque pas si on se tient à une distance de trois à quatre mètres de son nid, explique encore Claire Villemant. De plus, il n’est pas attiré par la lumière, contrairement au frelon d’Europe. Il y a donc peu de risque de le découvrir dans les maisons à la tombée de la nuit.»

La rapidité de son invasion est malgré tout préoccupante. Les scientifiques ne savent pas comment la ralentir alors qu’elle commence à avoir des conséquences graves sur les populations d’abeilles, déjà menacées par ailleurs. L’abeille est en effet un des mets favoris de Vespa velutina. Comme tout prédateur, il cherche les victimes les plus faciles à trouver et qui résistent le moins. Une communauté d’abeilles déjà mal en point, victime des pesticides, du parasite varroa ou d’autres virus, devient une cible idéale. L’hécatombe peut alors commencer. Le frelon reste en vol stationnaire devant la ruche et attaque l’abeille qui rentre chargée de pollen. Il l’attrape en plein vol et la décortique pour ne garder que le thorax qui abrite les muscles du vol, riches en protéines. Cette présence permanente devant les ruches est d’autant plus dangereuse qu’elle perturbe l’activité de butinage. L’hiver venu, la ruche peut mourir de faim.

Les abeilles chinoises ont appris à se défendre contre les frelons à pattes jaunes. Elles forment une boule autour d’eux et augmentent la température par frottement de leurs ailes. Au-delà de 45 °C, le frelon meurt d’hyperthermie. «Nos abeilles ne maîtrisent pas cette technique, regrette Claire Villemant. Mais des observations récentes semblent montrer qu’elles développent des techniques de défense efficaces.» Il faudra attendre quelques décennies pour que les abeilles françaises maîtrisent les techniques de combat de leurs congénères chinoises. La vengeance des abeilles françaises n’est donc pas pour demain. Le frelon à pattes jaunes, lui, continue sa marche conquérante. Sans état d’âme.

 
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De quoi meurent les abeilles… Petite métaphore de Martin Hirsch

Mardi, 12 juillet 2011 10:08 Written by Apiterra 0 Comments

http://martinhirsch.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/07/10/de-quoi-meurent-les-abeilles.html – 10.07.2011

De quoi meurent les abeilles… Petite métaphore

une équipe de chercheurs de Clermont Ferrand semble avoir élucidé le mystère de la mort des colonies d’abeille, qui donne lieu à une extraordinaire controverse depuis une dizaine d’années.

APiculteurs, écologistes, scientifiques, producteurs de pesticides se disputaient intensément pour savoir ce qui est responsable de ces hécatombes dans les ruches. Les apiculteurs incriminaient les produits phytosanitaires, relevant la concommitance de l’usage de certains produits hyperpuissants avec la constatation de mortalité brutale de colonies entières. Les producteurs de pesticides, soutenus par de nombreux scientifiques, réfutaient cette responsabilité en incriminant de mauvaises pratiques apicoles, laissant les colonies être envahies par des parasites.

Ce qui était en jeu, c’était bien sûr l’équilibre fragile de la petite filière apicole. Mais c’était aussi la protection de l’environnemnent et de la santé humaine. En effet, les abeilles sont souvent considérées comme les « sentinelles » de l’environnement. Sensibles, elles sont les premières touchées par les pollutions. quand les abeilles meurent, cela n’est bon signe par personne. Quand la biodiversité diminue, les abeilles souffrent les premières.

J’ai assisté à ces polémiques quand j’étais responsable de l’agence française de sécurité sanitaire des aliments, alors l’AFSSA, devenue l’ANSES, désormais responsable de la sécurité des aliments et de la santé environnementale.

A l’époque, les échanges entre les protagonistes étaient d’une rare violence. Pour exonérer les produits phytosanitaires, les scientifiques mettaient en avant des données expérimentales : des abeilles devaient être exposées, en ruche de laboratoire, à des doses extrêmement fortes de pesticides pour mourir. En revanche, elles semblaient supporter les doses incriminées dans les épisodes de mortalité massive.

Que semble avoir montré les nouveaux travaux scientifiques? QUe lorsque les abeilles sont infestées par des parasites, il suffit de doses très très faibles de pesticide pour les tuer. La clé du mystère serait donc qu’il faudrait à la fois le parasite et le pesticide pour tuer massivement les abeilles.

Ce n’est pas la responsablité de l’un et l’innocence de l’autre, c’est la combinaison des deux facteurs qui serait en cause.

VOilà qui est très intéressant.

D’abord, parce que cela permettra peut-être de fonder des stratégies efficaces de prévention.

Ensuite, parce que cela peut réouvrir la question de l’usage de ces produits phytosanitaires. Il sera à cet égard instructif de voir ce que l’ANSES et ses comités d’experts préconiseront à la suite de ces travaux.

Ces données si elles se confirment, ouvrent des perspectives sur la combinaison des causes à l’origine de problèmes de santé ou d’environnement.

Enfin, c’est une métaphore assez pertinente de ce qu’on observe en économie et dans le social. Les uns et les autres s’épuisent à vouloir faire triompher chacun sa cause, en niant l’approche des adversaires. On recherche « la » cause, souvent guidée par des arguments purement idéologiques, en y apportant des réponses fortement partielles et souvent inefficaces, bien que dispendieuses.

peut-être que le débat politique gagnerait à méditer les raisons pour lesquelles les abeilles meurent… et à chercher pourquoi pauvreté et chômage persistent dans nos ruches humaines… avec des victimes aussi nombreuses

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