Le 29/02/12 Oui, la sentinelle de la vie est en danger : insecticides, frelon asiatique, déforestation, urbanisation, l’abeille, indispensable maillon de la vie sur terre, est soumise à toutes les agressions. Il convient donc d’organiser sa protection.
Si l'abeille disparaît, c'est la fin du monde assurée, car elle est la sentinelle de l'environnement, et assure 90% de la pollinisation des plantes et arbustes. Sans son intervention, la flore, puis la faune, s'éteindraient peu à peu. Quand aux humains, la chaîne alimentaire étant rompue, ils n'en auraient plus pour longtemps ! Abeille est un mot qui remonte au XIVe siècle. D'abord écrit abueille, abele, ou abeulle, ce mot provient en réalité du latin apicula, via l'ancien provençal abelha. Dans sa première édition de 1694, le Dictionnaire de l'Académie Française définit l'abeille comme étant une " mouche à miel ", sauvage, puis domestiquée. Il faudra attendre le XIXe siècle avec la sixième édition - 1832-1835 - de ce dictionnaire pour voir apparaître dses précisions sur cette sorte de mouche : " Insecte ailé...qui produit la cire et le miel.." et le 20e avec la 8e édition de 1932-1935 pour que l'abeille soit classée parmi les hyménoptères, avec précision que l'insecte vit en essaim. Cette définition est très proche de celle donnée par le " Trésor de la langue Française " de 1971 - 1994, qui réduit progressivement l'usage du mot aux seules abeilles à la fois sociales et productrices de miel. Il faut quand même préciser qu'il existe en réalité des espèces solitaires et d'autres, en majorité, qui ne produisent que peu ou pas du tout de miel. Nettement distinctes des guêpes, par leur morphologie et leur comportement, elles font pourtant partie d'un groupe particulier, appelé les bourdons. Dans le département de l'Hérault, on compte 20000 ruches, 600 apiculteurs professionnels qui ont pris au sérieux la menace qui pèse sur leurs pensionnaires, et utilisent tous les moyens de préservation des espèces possibles. Le principal danger est le pré-traitement des semences, mais il existe un petit prédateur, appelé varroa, qui se nourrit des larves de l'abeille, et semble se développer particulièrement ces dernières années. Dernier venu, le redoutable frelon asiatique touche les cinq départements du Languedoc-Roussillon depuis maintenant trois ans. Ce prédateur ponctionne les abeilles à la sortie de leur ruche. Un apiculteur m'a déclaré : " En trois jours, une ruche est foutue !" Un seul remède à ce jour, le piégeage. Et capturer un insecte mesurant 25 à 30 mm, reconnaissable à sa robe brun foncé, et à ses pattes à l'extrémité jaune, n'est pas chose facile. Son nid est cependant aisément reconnaissable, puisque, constitué en papier mâché, il peut atteindre un mètre de diamètre Plus commune comme danger, la monoculture prive l'insecte de la diversité des pollens. différentes associations, se rendant enfin compte du danger, se sont mises ces derniers mois à retrousser leurs manches, en plantant des friches de fleurs et arbustes mellifères. On espère ainsi préserver les abeilles, qui sont nos amies, et dont dépend souvent notre propre vie, sans que nous nous en doutions. La prise de conscience, diffusée dans les écoles, constitue un revirement d'importance, mais l'abeille est toujours en danger, et il convient de mener un combat perpétuel pour sa survie, et la nôtre.

