Extrait du numéro 2169 de Rustica – semaine du 20 au 26 juillet 2011 – http://www.rustica.fr/
Olivier, apiculteur de la ruche Rustica
Pendant la saison mellifère, les abeilles sonttrès peu sensibles aux activités proches de la ruche.
Mais dès que les provisions extérieures se font plus rares, le nombre d’abeilles demeuré dans la ruche est plus important et la colonie dans son ensemble, plus attentive aux agressions venues de l’extérieur.
Sur le trou d’envol, les gardiennes présentes surveillent la ruche contre les prédateurs et les pillards de toutes sortes.
Leur arme unique est la piqûre.
Or, elles empruntent des couloirs aériens que vous risquez de traverser en vous approchant.
Les abeilles ne vous piqueront pas, mais vous heurterontinvolontairement : à condition de rester impassible, sans faire de gestes ni de mouvements brusques, elles continueront leur activité.
Un pull ample ou une chevelure abondante sur les épaules constituent pour les abeilles un piège dangereux.
C’est pourquoi le port d’une tenue d’apiculteur est obligatoire près de la ruche et, bien évidemment, lors de toute intervention, il faut également s’en approcher par derrière afin de ne pas contrarier les couloirs de vol.
Pour se défendre d’une quelconque agression, l’abeille cambre son abdomen et pénètre la peau grâce à son dard hérissé (celui de la guêpe est lisse) qui ne peut pas se retirer.
Après le départ de l’abeille et durant la première minute, 90 % de son venin se répand, provoquant des réactions allergiques.
La première douleur aiguë est suivie d’autres symptômes,tels que rougeur, enflure, chaleur, démangeaison.
S’ils demeurent localisés, il n’y a pas lieu de s’inquiéter, la douleur va rapidement s’estomper et les signes disparaître dans un délai d’un à trois jours.
Passée la seconde quinzaine du mois de juillet, force est de constater que la nourriture de notre ruche, jusqu’alors fort abondante, commence à se raréfier.
Cependant, les abeilles savent l’anticiper : en effet, elles se règlent sur la lumière naturelle et adaptent leur existence en conséquence.
Toutefois, nos butineuses les plus acharnées, fatiguées par les trajets incessants, rentrent maintenant fréquemment bredouille de leurs excursions de plus en plus lointaines.
Ainsi, au fil des jours, la colonie diminue son élevage.
Espérons que nos travailleuses puissent encore butiner les dernières opportunités florales que sont le tilleul ainsi que le tournesol.
Nous constatons une montée de l’agressivité du rucher durant nos passages, nous obligeant à prendre davantage de précautions.
Poussées par la faim, nos abeilles peuvent devenir pilleuses,transportant maladies et fléaux dans d’autres ruches.
C’est pourquoi, nous avons retiré tout ce qui pourrait attirer les éclaireuses : résidus, cire, sirop.
Nous contrôlons la présence du varroa : sans ouvrir la ruche, on glisse un lange sur le plateau qui permet de recueillir les parasites morts et de vérifier si leur nombre est important; un par jour sur une semaine nécessite un traitement immédiat.
Mais à ce jour, aucun problème n’a été relevé dans notre ruche Rustica.
Une partie des treize nominés, en fin d’après-midi, dans les jardins de la chambre de commerce et d’industrie d’Angers.
Sur 120 créateurs et repreneurs de Maine-et-Loire qui s’étaient portés candidats, 13 ont été nominés au challenge des « Espoirs de l’économie locale ».
Voici les grands vainqueurs de ce challenge organisé par la chambre de commerce et d’industrie de Maine-et-Loire.
La sellerie Butet, de Saumur, qui exporte ses selles dans le monde entier, remporte le grand prix de la reprise (10 000 €). La société choletaise de fabrication, spécialisée dans les lanières, gagne le prix de la reprise (5 000 €).
Dans les créations, Apiterra, à Angers, qui loue et vend des essaims d’abeilles, se voit reconnaître par les anciens lauréats (7 000 €).
La société OPDM, à Angers, qui personnalise les traitements anticancéreux, décroche le prix de la création (5 000 €). Cartaplac, agence professionnelle d’immatriculation à Saumur, remporte le prix des commerces et services aux particuliers (2 000 €).
Enfin, Strett Markety, qui fait de l’événementiel de rue, à Angers, gagne le prix des clubs (1 000 €), et la Table de la Bergerie, à Champ-sur-Layon, le prix spécial du jury (1 000 €).
« C’est un bel éclairage pour ces entreprises qui démarrent, estime Jean-Luc Montécot, président du jury. Elles vont gagner en valorisation de l’entreprise et en notoriété. »
Chaque mois, nous vous proposons ici le portrait d’un créateur d’entreprise, que nous retrouverons un an plus tard, afin de faire le point sur l’évolution de son affaire.
Chef d’entreprise Magazine N°59 – 01/06/2011 – Céline Tridon http://www.chefdentreprise.com/Chef-d-entreprise-Magazine/Article/Ils-font-leur-beurre-grace-aux-abeilles-39869-1.htm#Par202190
Placer une ruche sur le toit de son entreprise. L’idée vous semble saugrenue? Pourtant, la TPE Apiterra a fait de la location d’essaims d’abeilles son fonds de commerce. Et ça marche.
Rien qu’en France, plus d’un tiers des abeilles disparaît chaque année. Une TPE créée en 2010, Apiterra, tente de sensibiliser les entreprises à ce problème. Pour ce faire, elle vend et loue des essaims d’abeilles. L’idée germe dans l’esprit de Ronan de Kervénoaël, ancien directeur commercial et marketing d’une grande entreprise du secteur agroalimentaire. Il se rapproche de son ami Arnaud Lacourt, fondateur d’une société spécialisée dans la communication digitale, pour créer Apiterra. Novices en la matière, les associés sillonnent l’Europe et visitent les sites apicoles: ils se forment aux principes de base de l’activité, rencontrent des professionnels. De retour en France, les deux hommes achètent 500 essaims, qu’ils répartissent entre trois ruchers: un en Maine-et-Loire, un dans le sud de la France et un en Espagne. Les associés embauchent également trois apiculteurs professionnels. Côté finances, ils peuvent compter sur le fonds d’investissement Sofired, qui leur verse 150 000 euros. La banque publique Oséo y ajoute 350 000 euros, pour travailler sur un projet parallèle en collaboration avec l’Institut national de la recherche agricole. Le but: créer une race d’abeilles plus résistantes aux maladies.
De grandes ambitions. Pour l’heure, l’objectif est d’élargir la clientèle. Actuellement, la clientèle d’Apiterra est composée à 80 % de particuliers passionnés d’apiculture. Pour environ 500 euros TTC, ils acquièrent une ruche, bénéficient de matériels apicoles et d’une hot line. Les 20 % restants sont des entreprises qui veulent jouer la carte de l’originalité et placer une ruche sur le lieu de travail. « C’est à la fois une démarche forte sur le plan du développement durable et un projet fédérateur pour les collaborateurs », assure Ronan de Kervénoaël. L’entreprise peut choisir de louer l’essaim pour une année. Apiterra intervient ponctuellement pour s’occuper des abeilles et propose même une série de formations aux collaborateurs désireux de s’initier à l’apiculture. De plus, l’entreprise peut récolter le miel produit et le distribuer dans des pots à ses couleurs. Aujourd’hui, Apiterra a installé plus de 180 ruches à travers toute la France. Son objectif est de produire entre 3 000 et 4 000 essaims d’ici à septembre 2011 et d’augmenter la cadence pour en obtenir 12 000 dès l’année prochaine. « Mais surtout, nous voulons devenir les leaders de la production de ruches », ambitionne Ronan de Kervénoaël. Evoluant dans un secteur où il n’existe encore aucun business modèle comparable au sien, l’entreprise Apiterra deviendra certainement la reine des abeilles.

Entreprises et particuliers peuvent louer une ruche à l’année auprès d’Apiterra.
http://www.chefdentreprise.com/tcem2011/palmares_initiatives.htm
Apiterra
Production et commercialisation de ruches – Angers (49)
Voilà une TPE originale ! Apiterra, une petite affaire créée l’an passé par deux amis vend et loue… des essaims d’abeilles. 180 ont d’ores et déjà été installés partout en France. Chez des particuliers passionnés d’apiculture principalement mais aussi dans des entreprises désireuses de s’engager dans une démarche de développement durable -rien qu’en France, un tiers des abeilles disparaissent chaque année-, démarche d’ailleurs souvent fédératrice pour les collaborateurs.
Soutenue à hauteur de 150 000 euros par le fonds d’investissement Sofired et de 350 000 euros par Oséo, Apiterra ambitionne de commercialiser entre 3 000 et 4 000 essaims d’ici septembre.

Ronan de Kervenoael (dirigeant)
Remis par Céline Tridon
Chef d’Entreprise Magazine