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Archive for juin, 2010

De 30 à 40% de mortalité des abeilles en Belgique en 2010

Mercredi, 30 juin 2010 21:19 Written by Apiterra 0 Comments

Les mortalités constatées dans les ruches au sortir de cet hiver sont impressionnantes. Jusqu’à 50, voire 80 % de pertes selon les régions. Des phénomènes inexpliqués. Par Michel De Muelenaere.

Le printemps aurait dû être bourdonnant. Il ne le sera pas. Et chez les apiculteurs, la déprime s’est installée. La cause : « Les pertes d’abeilles s’élèvent ce printemps à 30 à 40 % indique Etienne Bruneau, patron du Cari, le centre apicole de recherche et d’information (Cari). Cela confirme les éléments dont nous disposions jusqu’à présent. Il n’y a jamais eu autant de pertes. C’est catastrophique ! » Dans certaines régions, « les pertes vont jusqu’à 60 %, 80 % », indique Jacques Dinsart, président de la fédération provinciale des unions professionnelles apicoles de Namur. La Hesbaye serait particulièrement touchée.

Les pertes ne concernent pas que les apiculteurs – 3.200 environ du côté francophone. Elles préoccupent aussi les fruiticulteurs et les agriculteurs pour lequel le travail de pollinisation des abeilles est essentiel. C’est simple, dit l’un d’eux : « On ne peut pas s’en passer. Le jour où il n’y aura plus d’abeilles, il n’y aura plus de fruits ».

Les causes de l’hécatombe ? « Des problèmes très différents, poursuit Bruneau. Les attaques de varroa [un parasite qui affaiblit les hyménoptères] étaient prévues. Elles comptent pour 7 à 8 % de la mortalité ». Les trois vagues de froid de cet hiver ? « Il a été long ; 70 % des petites colonies sont mortes de faim ». Mais le froid n’explique pas de telles pertes. Les abeilles sont capables d’endurer des saisons très rudes.

D’autres signes sont apparus au début du printemps : « Des phénomènes de cristallisation dans les rayons [le miel récolté par les abeilles qui s’en nourrissent en hiver durcit et devient inaccessible]. C’est assez rare, cela n’apparaît qu’une fois tous les cinq ans ». Des apiculteurs ont aussi été touchés par le colony collapse disorder, la disparition brutale et inexpliquée d’essaims. « Certains ont perdu jusqu’à 60 % de leur cheptel », dit Philippe-Auguste Roberti, président de l’union des ruchers wallons. « On a trouvé des ruches sans reine. Des reines se sont mises à pondre des œufs non fécondés, ne donnant donc plus que des mâles. Cela pose énormément de questions » dit Bruneau. Au sortir de l’hiver, chacun cherche à reconstituer son cheptel. « Mais on ne trouve plus d’essaims. La demande a explosé. Et avec elle le prix : il y a 4 ans, un simple essaim se vendait à 45 euros. Aujourd’hui, il faut débourser jusqu’à 120 euros ! » Un apiculteur confirme : « Il n’y a plus rien à vendre ».

Tout le monde n’est pas touché. Mais alors qu’elle apparaissait comme une sorte de havre pour les abeilles, Bruxelles a aussi souffert. « Sur quinze colonies, nous en avons perdu quatre, dont une de faim, confirme Marc Wollast, coordinateur de l’association Apis-Bruoceslla. Sur les colonies restantes, trois sont en très mauvais état ; parfois sans reine ou avec à peine 1.000 abeilles survivantes. En tout, nous avons près de 40 % de pertes ».

Les colonies seront en retard de développement, la reconstitution des essaims prendra du temps. La météo sera décisive. « Si dans les prochains jours nous avons la chance d’avoir un temps chaud et humide, il y a de l’espoir. Idéalement, cela devrait durer un mois et demi. Mais s’il pleut ou s’il fait froid, ce sera la catastrophe ». En dehors des ruchers, l’inquiétude règne aussi. Les arboriculteurs cherchent des ruches pour activer la pollinisation. Mais comme les colonies sont faibles, les apiculteurs rechignent à louer leurs essaims. « Deux arboriculteurs viennent de m’appeler, dit Robert Lequeux à Sombreffe. Ils essayaient désespérément de trouver des ruches ». Confirmation de Serge Fallon, président du Gawi, le groupement d’arboriculteurs wallons pratiquant les techniques intégrées : « Certains ont du mal à trouver des ruches. On constate aussi une envolée des prix : 50 euros pour une ruche il y a deux ans, 100 euros cette année. ».

Les causes de l’effondrement des colonies ? Pour en savoir plus, le ministre wallon de l’agriculture devrait octroyer une subvention au Cari et aux chercheurs de Gembloux afin d’explorer trois pistes : les virus, les contaminants issus de l’environnement et la diversité alimentaire. « C’est clairement lié à l’environnement, dit Bruneau. Mais on n’ose plus rien dire sur les causes. Souvent, les produits chimiques utilisés en agriculture ont des effets insoupçonnables. Les apiculteurs doivent se faire à l’idée qu’ils peuvent, demain, perdre deux tiers de leur cheptel. C’est une loterie négative très dure à supporter ». Et le phénomène n’est pas neuf : « Cela fait dix ans qu’on n’est pas descendu au niveau des mortalités naturelles, explique un amateur. Pourquoi un être aussi important pour la vie de l’homme bénéficie de si peu d’intérêt du politique ?

http://www.lesoir.be/actualite/sciences/2010-04-24/le-taux-de-mortalite-des-abeilles-a-explose-766186.php

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13 602 719 ruches en Europe

Lundi, 28 juin 2010 17:44 Written by Apiterra 0 Comments

Conformément à la législation, les Etats membres ont communiqué une étude sur la structure

du secteur apicole en même temps que leurs programmes en 2007.

Selon les données communiquées par les Etats membres en 2007, le nombre total

d’apiculteurs dans l’UE est de 595 775 dont 19 025 professionnels (plus de 150 ruches). Si le

nombre d’apiculteurs a légèrement augmenté par rapport à 2004, cela est dû à l’élargissement

de l’UE à la Bulgarie et Roumanie. Sans les apiculteurs de ces pays ce nombre aurait chuté

substantiellement.

Le nombre total de ruches est de 13 602 719 dont 4 461 606 appartiennent à des apiculteurs

professionnels (3,2 % des apiculteurs possèdent près de 33 % des ruches). Le nombre de

ruches dans l’UE a augmenté de 1 971 419 depuis le recensement de 2004. Cela est dû en

partie à l’élargissement de l’UE en 2007, le nombre de ruches recensées dans les 2 nouveaux

Etats membres étant de 1 646 736 ruches. Le nombre de ruches a toutefois aussi augmenté

dans l’UE 25 entre 2004 et 2007. Selon les apiculteurs, cette augmentation est rendue

nécessaire pour pallier à la mortalité des abeilles.

Les Etats membres ayant le plus grand nombre de ruches sont l’Espagne (17,06 %), la Grèce

(10,8 %), la France (10 %) et l’Italie (8,5 %) (figures 9a et 9b).

Avec environ 130 000 ruches en moins par rapport à 2004, l’Espagne a vu la part de son

cheptel diminuer sensiblement par rapport au total communautaire (17,1 % au lieu de 21,9 %).

http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=COM:2010:0267:FIN:FR:PDF

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L’abeille de ville Bruxelloise se porte mieux que l’abeille des champs

Dimanche, 27 juin 2010 20:41 Written by Apiterra 0 Comments

Les abeilles sont menacées de disparition. Il est urgent de réagir. Elles contribuent à près du tiers de l’alimentation humaine. Sans abeilles, plus de fruits, plus de graines, avec les conséquences catastrophiques que l’on peut imaginer sur la population mondiale.
Plusieurs travaux américains ont montré que la situation devient critique. Des camions entiers déplacent des ruches et les abeilles sont chargées de polliniser les vergers. Les causes de leur disparition ne sont pas uniquement les pesticides, ni seulement la raréfaction des coquelicots mais un ensemble de facteurs comme des parasites, champignons, bactéries ou virus. Il y a la pollution, la destruction de leur environnement, les pesticides…

En Belgique, le CARI, Centre Apicole de Recherche et d’Information, à Louvain-la-Neuve suit de près l’évolution des populations d’abeilles et constate lui aussi une réelle diminution de leur nombre.

En France, le taux de surmortalité atteint 30 à 35%; en Europe, neuf Etats sur treize interrogés par l’Autorité européenne de sécurité alimentaire en 2006 et 2007 avaient déclaré une mortalité supérieure à 10% de leurs colonies.

350 espèces d’abeilles en Belgique

Il y a, en Belgique, environ 350 espèces d’abeilles, dont la majorité est en difficulté, voire en voie d’extinction. Paradoxalement, on recense plus d’espèces d’abeilles sauvages dans nos villes que dans nos campagnes. Mieux: les abeilles citadines ne sont pas victime d’intoxication, elles se portent même très bien.

Bruxelles est une ville très riche en espaces verts avec ses parcs, forêts, jardins et autres avenues avec des arbres. La promotion de l’abeille domestique devrait se faire par l’installation de ruchers pédagogiques ou de parcours apicoles dans des espaces publics facilement accessibles à tous.

La conservation des abeilles solitaires peut se faire simplement, par une multiplication et une protection de son habitat, ce qui consiste généralement à aménager de petits trous de diamètres différents dans tous les matériaux qui nous entourent (murs, arbres morts, panneaux de bois).

Bruxelles crée un « Sentier des Abeilles »

C’est pour mettre en évidence ce patrimoine naturel à protéger, qu’un « Sentier des Abeilles » vient d’être créé à Bruxelles.

Installé dans le Jardin Botanique Jean Massart, à Auderghem, le « Sentier des Abeilles » emmène les visiteurs à la découverte des abeilles et, plus largement, à la découverte  des relations qui lient l’homme à la nature.
Une ruchette vitrée permet, en toute sécurité, d’observer ce qui se passe dans la ruche, ainsi que le ballet incessant des butineuses qui vont et viennent de la ruche aux fleurs et des fleurs à la ruche. Un parcours à travers les différentes collections botaniques permet d’observer les abeilles au travail.
Adresse : Jardin Botanique Jean Massart, Chaussée de Wavre, 1850 à 1160 Bruxelles (Auderghem)

http://www.rtbf.be/info/societe/environnement/les-abeilles-des-villes-vont-mieux-que-celles-des-campagnes-102101

Pour acheter un essaim d’abeille ou une reine: Eurobeestock

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Des ruches en ville Bordeaux

Dimanche, 27 juin 2010 08:34 Written by Apiterra 0 Comments

350 000 abeilles butinent pour Pierre Grangé-Pradéras en plein centre-ville, sur des terrasses, des toits. Il récolte la cire pour faire ses sculptures. Et vend le miel.

L’artiste a installé huit ruches chez des particuliers bordelais. Celle du Chapeau Rouge existe depuis un mois. Sur la table, il pose un petit pot. L’étiquette indique « Miel de Bordeaux toutes fleurs, rucher de Saint-Michel ». On a envie de rire au nez de Pierre Grangé-Pradéras. « Les ruches que vous avez, elles sont où ? » Lui sourit, mais ne rit pas. « Sur les terrasses, les balcons, les toits, là où des particuliers veulent bien les accueillir. » Être apiculteur en ville n’est certainement pas nouveau. Mais cette profession ne court pas les rues à Bordeaux.

La trentaine à peine, ce garçon des Hautes-Pyrénées, qui a vu pendant des années son grand-père récolter le miel de ses ruches, y tente l’expérience depuis trois ans. L’aventure a commencé pour ses besoins personnels. Sortie de l’École des Beaux-arts, il réalise des performances, dont des sculptures en cire. Pour s’approvisionner, grand-papa est là. Mais pas éternellement. Après avoir attrapé un essaim, Pierre Grangé-Pradéras installe une première ruche sur son balcon à Bordeaux. « Ça a un peu étonné les voisins au départ, puis ils s’y sont habitués », se souvient-il. Sans piqûre d’abeille à déclarer et une production abondante, l’artiste qui adhère désormais au Syndicat national des apiculteurs renouvelle l’expérience l’année suivante.

« Les abeilles se trouvent bien en ville, elles produisent plus de miel qu’à la campagne », assure-t-il. Les raisons ? Leur supermarché de fleurs est plus varié et surtout dure sur une plus longue période de l’année. Merci les espaces verts entretenus par les services municipaux. Les bestioles y craignent également moins le frelon asiatique. « Bordeaux s’est bien prémunie par rapport à ce fléau », selon le spécialiste.

« Comme animal de compagnie, ce n’est pas contraignant. Ni besoin de les sortir ni de les nourrir. On peut partir en week-end tranquille. »

Andréric Berthonneau est l’un des huit volontaires qui a accepté d’accueillir une ruche de l’artiste sur son balcon, cours du Chapeau-Rouge. « On s’habitue finalement très vite à voir 40 000 abeilles rentrer et sortir de la ruche. Je me suis attaché à leur ballet matin et soir. »

Alors que d’autres particuliers tentent aussi l’aventure depuis quelques mois à Caudéran, derrière la gare, à Saint-Michel ou près de la cité administrative, Andréric Berthonneau vient d’installer une autre ruche dans la galerie qu’il tient avec Philippe Coutaut, au 32, rue du Pont de la Mousque.

Matière première vivante

Celle-ci est un peu particulière, entièrement vitrée. Les abeilles y entrent et en sortent par les rayons d’un phonographe. « C’est pour amplifier le bruit et symboliser leur labeur », explique Pierre Grangé-Pradéras. Lui s’est installé pour l’été dans la galerie où il tente des performances artistiques. Dans ce laboratoire, il vient d’achever un noeud symbolisant l’infini. En cire. Forcément.

« On bat surtout les records de fréquentation des musées cet été, CAPC et MoMa à New York compris, sourit Andréric Berthonneau. Imaginez 40 000 abeilles qui font des allers et retours toute la journée. C’est magique. »

Le 10 septembre, Pierre Grangé-Pradéras montrera l’achèvement de ses travaux d’été dans la galerie. Vendra-t-il également son miel ? « Je ne sais pas, mais c’est génial d’avoir pour matière première créative des petits animaux qui travaillent pour vous. » Il cherche aujourd’hui d’autres volontaires qui voudraient bien accueillir des ruches sur leur balcon ou sur leur toit en ville.

http://www.sudouest.fr/gironde/bordeaux/

Pour vos abeilles en ville ou en entreprise: http://www.apiterra.fr/wp/index.php/ruches-en-entreprises

Pour votre achat d’une ruche chez vous: http://www.apiterra.fr/wp/index.php/kit-debutant-apiculture

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Apiculture au Japon: situation similaire à la France

Samedi, 26 juin 2010 12:06 Written by Apiterra 0 Comments

Daily Otaku du 20 avril 2010 & The Japan Times sur 16 août 2009, Abeilles & Fleurs N717 juin 2010, Simonpierre Delorme

Au Japon, l’abeille se fait rare et le prix des colonies est fortement monté.

Le nombre des apiculteurs est passé en 20 ans de 15000 à 2500. La déforestation de la reconstruction et l’usage de peticide dans la culture du riz ont précipité le déclin des abeilles.

Le Ginza Honeybee Project installe des ruches en ville sur les toits des immeubles depuis 4 ans. 20 colonies ont déjà été installées et le projet du célèbre quartier commercant de Tokyo intégre aussi un projet d’agriculture urbaine.

Pour vos ruches en villes ou en entreprises, Apiterra.

http://www.apiterra.fr/wp/index.php/ruches-en-entreprises

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